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Jean-Luc Virchaux, ancien ambassadeur de Suisse en Haïti - Crédit: jetdencre.ch


Par Jean-Luc Virchaux, ancien ambassadeur de Suisse en République d’Haïti entre 2014-2018

La République d’Haïti n’est ni un pays maudit, ni le pays le plus pauvre du continent américain, comme j’ai pu le lire dans beaucoup d’articles de presse suite à l’assassinat de son président, Jovenel Moïse. Le destin d’Haïti est simplement tragique et trouve ses racines dans son histoire unique et incroyablement contemporaine.

Perle des Antilles, cette ancienne possession française était la plus importante productrice de sucre du monde à la fin du XVIIIe siècle. Le système d’exploitation économique était redoutablement efficace, s’appuyant sur 35 000 colons et dix à vingt fois plus d’esclaves – leur espérance de vie, une fois arrivés sur place, ne dépassait pas quatre à cinq ans.

À la fin de ce même XVIIIe siècle, les révoltes d’esclaves, de plus en plus organisées, se sont multipliées jusqu’en 1803, année de la victoire de la bataille de Vertières contre les 80 000 soldats de l’armée napoléonienne. Pour la première fois, des esclaves conquéraient leur indépendance face à un système d’exploitation colonial. Et là commence la tragédie haïtienne, par le déclenchement d’une des plus grandes révolutions des droits humains de ce monde: changer des bêtes de somme en individus libres et autonomes. Nous leur devons respect, estime et un minimum de devoir de mémoire. Tout cela pour que ce pays ne soit pas seulement – comme l’a écrit, dans son récent éditorial du Temps, Richard Werly – «martyr de notre indifférence».

Haïti a chèrement payé son indépendance: le pays s’est rapidement retrouvé sous un blocus maritime mis en place par l’alliance des puissances de l’époque (Espagne, France, Grande-Bretagne). Pire, vingt ans plus tard, la France arrive à imposer à la jeune République une dette de 150 millions de francs or pour dédommagement des pertes économiques subies. Haïti a fini d’acquitter sa dette en 1942, en puisant dans son capital forestier par le biais de la vente de ses bois précieux – acajou ou bois de campêche.

Cette indépendance a ouvert la voie aux autodéterminations sud-américaines; Haïti a, entre autres, accueilli Simon Bolivar, le père de la libération de la Colombie. Elle a aussi contribué et permis à la Grèce d’accéder en 1820 à son autonomie. Haïti a ouvert, en 1939, ses frontières pour accueillir les juifs d’Europe tout en déclarant la guerre à l’Allemagne nazie.

Haïti peine à trouver le chemin de la gouvernance, et la mort du président Moïse en est la dernière expression. Le pays n’a plus de pouvoir institutionnel légitime. Le Sénat et la Chambre des députés ne sont plus fonctionnels, le pouvoir judiciaire a perdu son président. Le premier ministre a démissionné quelques jours avant l’assassinat du président, et revendique depuis le pouvoir face à un nouveau premier ministre qui, lui, n’est pas encore entré en fonction.

Pourtant, Haïti regorge de têtes bien faites, et plusieurs mouvements citoyens occupent le terrain des propositions pour sortir de cette crise. Espérons qu’ils soient entendus et soutenus par une communauté internationale jusqu’à présent bien timorée.

Nota : Cet article a été publié initialement par l'auteur le 9 juillet 2021 dans le journal helvétique Le Temps.

This prayer was delivered by the Vodou priest, Dutty Boukman, a slave born in Jamaica, during the Caiman Wood ceremony held on the night of August 13-14, 1791. A ceremony that allowed a few days later the general uprising of slaves and which constitutes one of the first marches towards the independence of Haiti in 1804.

The god who created the earth, who created the sun that gives us light. The god who holds the oceans, who makes thunder rumble. God who has ears to hear. You who are hidden in the clouds, who watches us wherever we are, you see that white has made us suffer. The god of the white man asks him to commit crimes. But the god in us wants us to do good. Our god, who is so good, so righteous, commands us to avenge our wrongs. It is he who will direct our weapons and bring us victory. He's the one who will help us. We should all reject the image of the god of the white man who is so ruthless. Listen to the voice of freedom that sings in all our hearts.

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Esta oración fue pronunciada por el sacerdote vudú, Dutty Boukman, un esclavo nacido en Jamaica, durante la ceremonia de Madera Caimán (Bois-Caiman) celebrada en la noche del 13 al 14 de agosto de 1791. Una ceremonia que permitió unos días después el levantamiento general de los esclavos y que constituye una de las primeras marchas hacia la independencia de Haití en 1804.

El dios que creó la tierra, que creó el sol que nos da luz. El dios que sostiene los océanos, que hace retumbar el trueno. Dios que tiene oídos para oír. Tú que estás escondido en las nubes, que nos observa dondequiera que estemos, ves que el blanco nos ha hecho sufrir. El dios del hombre blanco le pide que cometa crímenes. Pero el dios en nosotros quiere que hagamos el bien. Nuestro dios, que es tan bueno, tan justo, nos ordena vengar nuestros errores. Es él quien dirigirá nuestras armas y nos traerá la victoria. Él es el que nos ayudará. Todos debemos rechazar la imagen del dios del hombre blanco que es tan despiadado. Escucha la voz de la libertad que canta en todos nuestros corazones.

Traducción de Haitianaute

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Joutte Lachenais
Alors que l'ancien président de la République Jean-Pierre Boyer, sa famille et une partie de son gouvernement étaient en exil à Kingston à la Jamaïque, Joutte Lachenais, sa compagne, décédait en 1843 à Kingston. Nous produisons ici le laconique billet d'enterrement rédigé en la circonstance.

Kingston, 23 juillet 1843.
 
Vous êtes prié d'assister à l'enterrement de MADAME BOYER qui aura lieu aujourd'hui à 4 heures, East Queen Street, n° 98.

Source : Lespinasse P.-E., Gens d'autrefois, vieux souvenirs.
Fort Mole Saint-Nicolas - Crédit : challengesnews.com

Port-au-Prince, Haïti 24 avril 1891

Honorable A. FIRMIN, Secrétaire d'État des Affaires Étrangères d'Haïti

Monsieur,

Nous avons l'honneur de vous accuser réception de votre lettre du 22 courant, répondant à la demande du Président des États-Unis, présentée par nous au gouvernement d'Haïti pour le bail du Môle Saint-Nicolas comme une station de charbon à l'usage des forces navales des États-Unis.

Nous regrettons que le gouvernement d'Haïti se voit dans la nécessité de faire un refus à la demande amicale du Président ; d'autant plus que nous avons lieu de craindre que ce refus ne soit pas accepté par le gouvernement des États-Unis comme un témoignage des sentiments amicaux qui doivent exister entre les deux républiques et gouverner leurs relations.

Tout en étant obligés de vous exprimer notre désappointement du terrain sur lequel s'est placé le gouvernement d'Haïti, permettez-nous de vous présenter, Monsieur le Ministre, l'expression notre plus haute estime et de notre plus haute considération.

Signé : FREDERICK DOUGLAS, BANCROFT GHERARD
Joseph Auguste Anténor Firmin, Ministre des Relations extérieures de la République d'Haïti


Port-au-Prince, 22 avril 1891

Messieurs les plénipotentiaires,

J'ai l'honneur de vous accuser réception à Vos Excellences de votre dépêche du 21 de ce mois, par laquelle vous avez bien voulu m'adresser une copie officielle du document signé par son Excellence le Président des États-Unis et vous investissant de pleins - pouvoirs pour - conférer avec toutes personnes revêtues des mêmes pouvoirs par Haïti, afin de négocier une convention entre les deux gouvernements.

En examinant ce document et me référant à l'entrevue que j'eus l'honneur d'avoir avec Vos Excellences le jour même de la réception de votre dépêche, je dois inférer que vos pleins pouvoirs se rapportent à la demande faite le 7 février dernier au gouvernement d'Haïti, par l'honorable amiral Gherardi, en qualité de commissaire spécial des États-Unis, d'exprimer son consentement d'accorder au gouvernement de l'Union américaine l'affermage du Môle Saint-Nicolas pour y établir une station de charbon pour les navires de la marine des États-Unis.

En effet, par sa lettre du 10 février dernier, ce département avait exprimé à l'honorable amiral le désir du gouvernement d'Haïti d'avoir préalablement à toute délibération : « 1° les détails ou conditions de l'affermage désiré ; 2° copie des pleins-pouvoirs qui lui auraient été conférés, par son Excellence le Président des États-Unis et dont l'original serait présenté, s'il y a lieu, au moment de la signature du bail à ferme qui fait l'objet de sa demande. L'honorable amiral m'a fait l'honneur de me fournir, par sa lettre du 12 février, tous les détails désirables, en me laissant une copie certifiée des instructions qu'il avait reçues du département d'État de Washington, et, après une entrevue que nous eûmes le même jour, il a été- convenu qu'il écrirait à son gouvernement pour avoir les pleins pouvoirs. C'est donc ce document que vous avez reçu en commun et qui m'a été communiqué, de sorte que le gouvernement d'Haïti est mis à même de répondre, en toute règle, à Vos Excellences.

Comme j'ai eu l'honneur de dire à Vos Excellences, dans notre entrevue d'hier, dès que je sus l'arrivée en rade d'une nouvelle escadre de la marine américaine, et que j'eus appris que des pleins pouvoirs vous étaient expédiés, je fis une dépêche très circonstanciée au Président d'Haïti et au Conseil des Secrétaires d'État en tournée dans le Département du Sud. Le Président d'Haïti et mes Collègues réunis en Conseil des Secrétaires d'État, m'ont ordonné de vous répondre comme suit : Après avoir bien considéré les conditions dans lesquelles le gouvernement des États-Unis désira obtenir l'affermage du Môle Saint-Nicolas pour y établir une station navale, ils n'auraient peut-être point d'objection à faire, si vos instructions ne contenaient pas la clause suivante : « En vue de la préservation et de l'affermissement des relations (des deux pays) le Président désire que, aussi longtemps que les États-Unis peuvent être les fermiers du Môle Saint-Nicolas » — s'il doit être affermé — le gouvernement d'Haïti n'afferme aucun port ou autre portion de son territoire ni n'en dispose autrement, n'y accepte aucun privilège spécial ou droit d'usage à aucun autre pouvoir, État ou Gouvernement. »

L'acceptation de votre demande avec une telle clause, serait aux yeux du gouvernement d'Haïti, un outrage à la souveraineté nationale de la République et une violation de l'article Ier de notre Constitution ; car, en renonçant au droit de disposer de son territoire, il en aurait consenti l'aliénation tacite.

Dans sa lettre du 12 février dernier, l'honorable amiral Gherardi cita la France, le Brésil, l'Espagne, le Pérou, le Mexique, Hawaï, le Portugal, l'Italie, le Japon et d'autres nations qui ont accordé, un moment ou l'autre, des stations de charbon à la marine des États-Unis. Le gouvernement d'Haïti n'est pas moins bien disposé envers l'Union américaine que ces diverses nations, mais il se trouve lié par notre droit public intérieur qu'il ne peut violer, sans rendre caduc tout engagement pris dans de telles conditions. Ces considérations sont d'une importance telle, que Vos Excellences seront, sans doute, les premières à reconnaître l'impossibilité dans laquelle se trouve le gouvernement haïtien d'accorder à celui des États-Unis le bail du Môle Saint-Nicolas, aux conditions que ce dernier le désire. Mais à cette difficulté constitutionnelle doivent encore s'ajouter des considérations politiques qui sont de la plus haute importance pour le gouvernement haïtien.

L'arrivée en ce port de deux escadres américaines renfermant les plus puissants vaisseaux de guerre de la marine des États-Unis, a fait une impression des plus malheureuses au pays entier qui s'en alarme ou s'en inquiète. En supposant même que la constitution nationale ne fût pas un obstacle à l'acceptation de la demande présentée par Vos Excellences, au nom du Président des États-Unis, le gouvernement haïtien ne pourra guère, dans les circonstances présentes, entrer en négociations pour l'affermage du Môle Saint-Nicolas, sans paraître céder à une pression étrangère et compromettre, ipso facto, notre existence de peuple indépendant ; et d'autant plus que plusieurs journaux américains, dans un but indevinable, font une propagande mensongère, tendant ce à faire croire qu'il y a des engagements signés entre le Président d'Haïti et les États-Unis d'Amérique, pour la cession de cette même baie du Môle Saint-Nicolas que soi : Excellence le Président Harrison désire avoir comme station navale à l'usage de la marine américaine.

Profondément confiant en votre loyauté et votre sentiment d'équité, j'ose espérer que vos Excellences saisiront parfaitement que le refus d'accorder aux États-Unis l'affermage du Môle Saint-Nicolas pour une station navale, n'est pas, de la part du Gouvernement haïtien, un acte de défiance ou de mauvaise volonté. Il est la conséquence d'un double empêchement devant lequel a dû fléchir notre vive sympathie et notre sincère attachement à la plus glorieuse et à la plus généreuse république du Nouveau-Monde et peut-être du monde moderne.

Veuillez agréer, Messieurs les Plénipotentiaires, les assurances de ma très haute considération.

Le Secrétaire d'État des Relations Extérieures : A. FIRMIN

Honorable FRÉDÉRIC DOUGLASS

Ministre-résident et Consul général des États-Unis.

BANCROFT GHÉRARDI Contre-amiral de la marine des États-Unis
Statue équestre de J.-J. Dessalines au Champ-de-Mars, Port-au-Prince


Aujourd’hui 27 brumaire an XII (19 Novembre 1803), l’adjudant-commandant Duveyrier, chargé des pouvoirs du général en chef Rochambeau, commandant l’armée française, pour traiter de la reddition de la ville du Cap, et moi, Jean-Jacques Dessalines, sommes convenus des articles suivans :

1er. La ville du Cap et les forts qui en dépendent seront remis dans dix jours, à dater du 28 présent, au général en chef Dessalines.

2. Les munitions de guerre qui seront dans les arsenaux, les armes et l'artillerie seront laissées dans l'état où elles sont présentement.

3. Tous les vaisseaux de guerre et autres qui seront jugés nécessaires par le général Rochambeau, tant pour le transport des troupes et des habitans que pour l’évacuation, seront libres de sortir au jour indiqué.

4. Les officiers militaires et civils, les troupes composant la garnison du Cap, sortiront avec les sonneurs de la guerre, emportant leurs armes et les effets appartenant leurs demi-brigades.

5. Les malades et blessés hors d'état d'être transportés seront traités dans les hôpitaux jusqu’à leur guérison. Ils sont spécialement recommandés à l’humanité du général Dessalines.

6. Le général Dessalines, en donnant l'assurance de sa protection aux habitans qui resteront dans la place, réclame de la justice du général Rochambeau la mise en liberté des hommes du pays, quel que soit leur couleur, lesquels ne pourront, sous quelque prétexte que ce soit, être contraints à s’embarquer avec l’Armée française.

7. Les troupes des deux armées resteront dans leurs positions respectives jusqu'au dixième jour fixé pour l'évacuation du Cap.

8. Le général Rochambeau enverra pour sûreté des présentes conventions, l'adjudant-commandant Urbain, en échange duquel le général Dessalines remettra un officier de même grade.

Fait double et de bonne foi au quartier-général du Haut-du-Cap, les dits jour, mois et an précités.

(Signé) DESSALINES.                             DUVEYRIER.

Nota : Les mots en italiques sont écrits selon les règles de l'époque.
Président Benjamin Harrison - Crédit : Wikipédia

 

BENJAMIN HARRISSON, Président des États-Unis,
A tous ceux à qui les présentes parviendront, Salut.
J'investis, par ces présentes, Frederick Douglass, Ministre-président et Consul-général des États-Unis d'Amérique en Haïti et Bancroft Gherardi, contre-amiral dans la marine des États-Unis, du plein pouvoir de conférer avec telles personnes qui peuvent être autorisées de la part d'Haïti, et de conclure, sauf l'avis et la sanction du Sénat des États-Unis, une convention pour assurer aux États-Unis l'usage, du Môle Saint-Nicolas comme station navale.
En foi de quoi, j'ai ordonné que le Sceau des États-Unis y soit apposé.
Donné sous notre seing et notre sceau, dans la ville de Washington, le 9 mars de l'année mil huit cent quatre-vingt-onze et le cent quinzième de l'Indépendance des États-Unis.
Signé : BENJAMIN HARRISSON, Président.
JAMES G. BLAINE, Secrétaire d'Etat.

Drapeau des États-Unis

Secrétairerie d'État des Relations Extérieures

Port-au-Prince, 10 février 1891

Monsieur,

J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre importante lettre du 2 de ce mois par laquelle vous avez bien voulu m'annoncer que vous avez été nommé par le Président des États-Unis Commissaire spécial près le Gouvernement d'Haïti, à l'effet d'entrer en négociations pour l'affermage du Môle Saint-Nicolas, dans le but d'y établir une station ou dépôt de charbon de terre à l'usage de la marine des États-Unis.

Après avoir eu la bonté de m'exprimer les raisons qui militent en faveur delà demande que Son Excellence le Président des États-Unis vous a chargé de faire au Gouvernement d'Haïti, vous avez conclu en requérant que ce Gouvernement exprime sa volonté d'accorder la station désirée, les détails de l'affermage devant être arrêtés entre le Commissaire des États-Unis d'une part, et des Commissaires nommés par S. Ex. le Président d'Haïti, de l'autre.

Je me suis empressé de soumettre votre lettre au Conseil des Secrétaires d'État, présidé par S. Ex. le Président d'Haïti.
 
Après en avoir entendu lecture, le Conseil des Secrétaires d'État,— sans décider dans un sens favorable ou défavorable à votre demande— m'a recommandé de vous demander courtoisement et préalablement que vous ayez l'extrême obligeance de lui communiquer :
1° Les détails ou conditions de l'affermage désiré
2° Copie des pleins pouvoirs qui vous ont été conférés par Son Excellence le Président des États-Unis et dont l'original sera présenté,—s'il y a lieu,—au moment de la signature du bail à ferme qui fait l'objet de votre demande.

J'avais prévu la première recommandation et j'ai eu l'honneur de vous demander, dans notre entrevue du lundi 2 février, quelques explications que je me suis efforcé de donner au Conseil des Secrétaires d'État, sans être bien sûr de leur exactitude. Son Excellence le Président d'Haïti et mes Collègues, réunis en Conseil, m'ont judicieusement fait observer que, puisqu'il s'agit pour le Gouvernement d'Haïti, d'exprimer sa volonté d'accorder la station susmentionnée, il importe qu'il sache, au préalable, les conditions à stipuler, ne devant se décider que suivant ces conditions officiellement proposées.

Pour la seconde recommandation, c'est une formalité essentielle ; car le Gouvernement d'Haïti devant s'engage par l'expression de sa volonté transmise directement, il est indispensable que le Commissaire spécial des États-Unis lui communique les pleins pouvoirs qui sont de nature à engager également le Gouvernement américain.

En déférant, comme je le fais, au vœu du Conseil des Secrétaires d'État, j'ose espérer que vous voudrez bien vous pénétrer de sa justesse, et je saisis l'occasion de vous renouveler, Monsieur, les assurances de ma très haute considération

Le Secrétaire d'État des Relations Extérieures,
A. FIRMIN.

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Drapeau de la République de Lettonie

Haïti, dans sa tradition de défense du droit des peuples à l'auto-détermination, a été le troisième État du monde à reconnaître officiellement l'indépendance de la Lettonie le 12 mars 1919, après la Grande-Bretagne le 11 novembre 1918 et le Japon le 10 janvier 1919. 

La lettre ci-jointe datée du 30 janvier 19 est adressée à l'ambassadeur letton à Londres. La reconnaissance officielle du gouvernement haïtien allait arriver 2 mois plus tard.

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Les Armes de la République sont le Palmiste Royal ombrageant de ses rameaux un trophée d'armes avec la devise : « L’Union fait la Force ». Ce trophée se compose du Palmiste Royal surmonté du Bonnet de la Liberté, d'un tambour pose au pied du palmiste, de deux groupes, l'un à droite, l'autre à gauche, comportant chacun trois étendards inclinés cravates aux couleurs nationales, un fanion, un canon sur affût laissant dépasser l'extrémité d'un écouvillon pose entre le dernier étendard et la gueule du canon où il s'appuie et enfin d’une pile de six boulets, le tout sans tartre, ni jaune, ni vert. Le Palmiste est de couleur naturelle, le bonnet phrygien bleu et rouge, les étendards sont aux couleurs nationales, le fanion du rouge des drapeaux, le canon, l'écouvillon et les boulets de bronze. 



Pour le Pays, pour les Ancêtres
Marchons unis, marchons unis
Dans nos rangs point de traîtres
Du sol soyons seuls maîtres
Marchons unis, marchons unis
Pour le Pays, pour les Ancêtres
Marchons, marchons, marchons unis
Pour le Pays, pour les Ancêtres


Pour les Aïeux, pour la Patrie
Bêchons joyeux, bêchons joyeux
Quand le champ fructifie
L'âme se fortifie
Bêchons joyeux, bêchons joyeux
Pour les Aïeux, pour la Patrie
Bêchons, bêchons, bêchons joyeux
Pour les Aïeux, pour la Patrie


Pour le Pays et pour nos Pères
Formons des Fils, formons des Fils
Libres, forts et prospères
Toujours nous serons frères
Formons des Fils, formons des Fils
Pour le Pays et pour nos Pères
Formons, formons, formons des Fils
Pour le Pays et pour nos Pères


Pour les Aïeux, pour la Patrie
O Dieu des Preux, O Dieu des Preux
Sous ta garde infinie
Prends nos droits, notre vie
O Dieu des Preux, O Dieu des Preux
Pour les Aïeux, pour la Patrie
O Dieu, O Dieu, O Dieu des Preux
Pour les Aïeux, pour la Patrie


Pour le Drapeau, pour la Patrie
Mourir est beau, mourir est beau
Notre passé nous crie:
Ayez l'âme aguerrie
Mourir est beau, mourir est beau
Pour le Drapeau, pour la Patrie
Mourir, mourir, mourir est beau
Pour le Drapeau, pour la Patrie

CONSEIL NATIONAL DE GOUVERNEMENT

Henri Namphy, 

Lieutenant-Général FAD'H.,

 Président 

Williams Regala, Max Vallès, 

Colonels FAD'H., Membres 

Alix Cinéas, Gérard Gourgue,

Membres 

Prosper Avril, Colonel FAD'H., Conseiller

 DÉCRET 

Vu la proclamation du 7 février 1986 du Conseil National de Gouvernement ;

Considérant que le drapeau représente pour une Nation le symbole le plus significatif de son existence dans la communauté nationale et internationale ; 

Considérant qu'à travers nos traditions de peuple libre et indépendant, la cité de l’Arcahaie est demeurée le haut lieu historique où a pris naissance notre bicolore bleu et rouge, vrai symbole de l'Unité Nationale, grâce à l'action de la valeureuse Catherine Flon;

Considérant que le rétablissement du bicolore bleu et rouge sur toute l'étendue du territoire national traduit l'expression de la volonté du peuple haïtien et qu'il est urgent de faire droit à cette revendication ; 

Considérant que l'Article 61 de la Constitution de 1983 amendée avait fixe des couleurs tout à fait différentes et que cette Constitution de 1983 amendée a été écartée : 

Sur le rapport du Conseil National de Gouvernement et après délibération en Conseil des Ministres ;

 Article 1.- Désormais le drapeau national bleu et rouge est rétabli et les couleurs sont placées horizontalement. Les armes de la République sont le Palmiste surmonté du bonnet de la Liberté et orne d'un trophée d'armes avec la légende « L’UNION FAIT LA FORCE ». 

Article 2.- Le présent Décret sera publié et exécuté à la diligence de tous les Ministres, chacun en ce qui le concerne.

Donné au Palais National, à Port-au-Prince, le 11 février 1986, An 183ème de l'Indépendance.


Henri NAMPHY, Lieutenant-Général FAD'H., 

Président 

Williams REGALA, 

Colonel FAD'H., Membre

Max VALLES, 

Colonel FAD' H., 

Membre 

Alix CINEAS,

 Membre

 Gerard GOURGUE, 

Membre 

Prosper AVRIL,

 Colonel FAD'H.

Conseiller

Par le Conseil National 

de Gouvernement :


Le Ministre de l'Intérieur et de la Défense nationale:

Williams REGALA, Colonel FAD'H

Le Ministre de l'Information et des Relations Publiques:

Max VALLES

Le Ministre sans Portefeuille:

Ing. Alix CINEAS

Le Ministre de la Justice:

Gérard GOURGUE

Le Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes:

Me Jacques A. FRANÇOIS

Le Ministre des Finances et de l'Economie:

Marcel LÉGER

Le Ministre du Commerce et de l'Industrie: 

Me Odonel FENESTOR 

Le Ministre de l'Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports: 

Prof. Rosny DESROCHES

Le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications, des Ressources Énergétiques et des Mines: 

Ing. Pierre M. PETIT

Le Ministre des Affaires Sociales: 

Me. Thony AUGUSTE 

Le Ministre du PIan: 

Ing. Jacques VILGRAIN 

Le Ministre de Ia Santé Publique et de Ia Population: 

Dr. Simphar BONTEMPS

Le Ministre de I'Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural: 

Agr. Montaigu CANTAVE


Tula, meneur d'insurrection anti-esclavagiste à Curaçao - Crédit : Wikimedia

Tula était le capitaine de la grande révolte des esclaves de 1795 à Curaçao. Que savons-nous de Tula ?

Tula portait le surnom de "Rigaud", du nom du général haïtien Benoit Joseph Rigaud, l'un des héros de la révolution haïtienne. On ne sait pas d'où vient Tula, mais il était bien au courant de la situation en Haïti, où une révolte d'esclaves menée par Toussaint avait pris le contrôle du régime colonial. Il était conscient de la Révolution française et des idéaux révolutionnaires : liberté, égalité et fraternité. Il savait que le régime révolutionnaire français avait occupé une grande partie de l'Europe et que ce régime voulait abolir l'esclavage dans les colonies françaises. Parmi les insurgés, une lettre du général Rigaud a été citée, dans laquelle la liberté était promise à tous les esclaves, qui étaient sous domination française. Maintenant que les Pays-Bas ont été placés sous la domination française (1795-1801), l'esclavage serait bientôt aboli ici, tout comme la condamnation de Tula.

Tula était un travailleur esclave sur la plantation "Knip", propriété de Casper Lodewijk van Uijtrecht. On sait peu de choses de sa vie personnelle, les documents rapportant peu de choses. Le révérend Bosch, arrivé en 1816 à Curaçao, a écrit qu'il avait parlé à des gens qui avaient connu Tula pendant son vivant. Ils se souvenaient de lui comme d'un homme de forte stature et articulé.

Monument commémorant la révolte des esclaves en 1795 à Curaçao

Le père Jacobus Schinck, envoyé pendant la révolte de 1795 par le gouvernement colonial comme médiateur auprès des esclaves rebelles, est le seul à avoir parlé avec Tula, dont les enregistrements sont conservés dans les archives gouvernementales. Son histoire commence le 19 août lorsqu'il a parlé avec le capitaine Tula à la Plantation house “Porto Mari” à huit heures et demie du soir.

"Nous avons été trop maltraités, nous ne cherchons pas à nuire à qui que ce soit, nous cherchons simplement notre liberté. Les Nègres français ont gagné leur liberté, la Hollande a été occupée par les Français, alors nous devons être libres ici "

Ce sont les paroles de Tula, enregistrées par le révérend Schinck. Il continue:

"Monsieur, Père, tous les gens ne proviennent-ils pas d'un père commun Adam et Eve? Ai-je fait du tort en libérant 22 de mes frères de leur détention, dans laquelle ils ont été injustement jetés ? La liberté française nous a servi de tourment. Quand l'un de nous était puni, ils invoquaient constamment contre nous : "Cherchez-vous aussi votre liberté ?" Une fois, j'étais attaché. Je criais sans cesse ‘pitié pour un pauvre esclave'. Quand j'ai finalement été libéré, du sang est sorti de ma bouche. Je suis tombé à genoux et j'ai crié "Oh Dieu Tout-Puissant est-ce ta volonté que nous soyons si maltraités"? Ah, Père, même un animal est mieux traité que nous. Si un animal a une jambe cassée, il est pris en charge." (Paula, Bronnen, Slavenopstand, 269)

Alors que le père Schinck transmettait les propositions du gouvernement à Tula, M. van der Grijp - un cavalier capturé par les rebelles -, entendit les rebelles parler en français "Le curé vient ici pour nous cajoler ". Schinck entendit également les révoltés chanter des chansons révolutionnaires françaises la nuit, doucement, dans la pièce voisine.

Après que la révolte a été écrasée, Tula a été condamné à mort. L'exécution a eu lieu le 3 octobre 1795 au récif. Ici se dresse le monument qui lui donne l'honneur d'être un guerrier pour la liberté. La lettre illustrée est le message de C. L. van Uijtrecht au gouvernement, dans lequel il déclare que ses esclaves "refusent de faire du service (...) quelles sont leurs intentions, je ne sais pas ".

Source : Les archives nationales de Curaçao


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Che Guevara et Thomas Sankara - Crédit : burkina24.com

Ce matin de façon modeste, nous sommes venus ouvrir cette exposition qui tente de retracer la vie et l’œuvre du Che. En même temps aujourd’hui nous voulons dire au monde entier que Che Guevara pour nous n’est pas mort. Car partout dans le monde existent des foyers où les hommes luttent pour plus de liberté, plus de dignité, plus de justice, plus de bonheur. Partout dans le monde les hommes luttent contre l’oppression, la domination, contre le colonialisme, contre le néocolonialisme et l’impérialisme, contre l’exploitation de classe.

Chers amis, en joignant nos voix à celles de tous ceux qui dans le monde se souviennent qu’un jour un homme appelé le Che Guevara a […] avec toute la foi de son cœur, s’était engagé aux côtés d’autres hommes et avait ainsi réussi à créer cette étincelle qui a tant troublé les forces d’occupation dans le monde, nous voulons simplement dire qu’une ère nouvelle a sonné au Burkina Faso, qu’une réalité [nouvelle] est en marche dans notre pays? On peut voir ainsi l’appel de Che Guevara, celui-là même qui voulait allumer partout dans le monde des foyers en lutte.

Che Guevara a été fauché par des balles, des balles impérialistes sous les cieux de Bolivie. Et nous disons que Che Guevara pour nous n’est pas mort.

Une des belles phrases dont se souviennent les révolutionnaires, les grands révolutionnaires cubains, est celle-là même que son ami, son compagnon de lutte, son camarade son frère, Fidel Castro, lui-même répétait. Une phrase qu’il avait captée un jour de lutte de la bouche d’un homme du peuple, un officier de Batista qui, malgré son appartenance à cette armée réactionnaire et répressive, savait faire alliance avec les forces en lutte pour le bonheur du peuple cubain. Lorsque ceux qui avaient tenté l’assaut contre la caserne de la Moncada venaient d'échouer et qu’ils devaient subir des supplices par les armées de Batista, ils devaient être fusillés, l’officier avait simplement dit : ” Ne tirez pas, on en tue pas les idées.”

C’est vrai, on ne tue pas les idées. Les idées ne meurent pas. C’est pourquoi Che Guevara, qui était un concentré d’idées révolutionnaires et de don de soi, n’est pas mort parce qu’aujourd’hui vous êtes venus [de Cuba] et nous nous inspirons de vous.

Che Guevara, argentin de par son, passeport, est devenu cubain d’adoption par la sang et la sueur qu’il a versés pour le peuple cubain. Et surtout il est devenu citoyen du monde libre, le monde libre qui est ce monde qu’ensemble nous sommes en train de bâtir. C’est pourquoi nous disons que Che Guevara est aussi africain et burkinabè.

Che Guevara appelait son béret la “boïna”. Un peu partout en Afrique, il a fait connaître ce béret et cette étoile. Du nord au sud, l’Afrique se souvient de Che Guevara.

Une jeunesse intrépide, une jeunesse assoiffée de dignité, assoiffée de courage, assoiffée d’idées, de cette vitalité qu’il symbolisait en Afrique, recherchait Che Guevara pour boire à la source, la source vivifiante que représentait dans le monde ce capitaine révolutionnaire. Et du peu d’entre eux qui ont eu la chance, qui ont eu l’honneur d’approcher le Che et qui encore vivants, certains sont ici parmi nous.

Le Che est burkinabè. Il est burkinabè parce qu’il participe à notre lutte. Il est burkinabè parce que ses idées nous inspirent et sont inscrites dans notre Discours d’Orientation Politique. Il est burkinabè parce que son étoile est frappée de notre emblème. Il est burkinabè parce qu’une partie de ses idées vit en chacun de nous dans la lutte quotidienne que nous menons.

Le Che est un homme, mais un homme qui a su montrer et nous éduquer dans l’idée que nous pouvons oser avoir confiance en nous et avoir confiance en nos capacités. Le Che est parmi nous, ensemble [avec nous].

Je voudrais dire : qu’est-ce que le Che? Le Che pour nous, c’est d’abord la force de conviction, la conviction révolutionnaire, la foi révolutionnaire dans ce que tu fais, la conviction que la victoire nous appartient, que la lutte est notre recours.

Le Che c’est aussi l’humanisme. L’humanisme : cette générosité qui s’exprime, ce don de soi qui a fait du Che non seulement un combattant argentin, cubain, internationaliste, mais aussi un homme, avec toute la chaleur.

Le Che c’est aussi l’exigence. Exigence de celui-là qui a eu la chance de naître dans une famille aisée… mais qui a su dire non à ses tentations, qui a su tourner le dos aux facilités, pour au contraire s’affirmer comme un homme qui fait cause commune avec la misère des autres. L’exigence du Che : voilà ce qui doit nous inspirer le plus.

C’est pourquoi conviction, humanisme, exigence font de lui le Che. Et ceux qui savent rassembler en eux ces verts, ceux qui savent rassembler en eux ces qualités, cette conviction, cet humanisme et cette exigence peuvent dire qu’ils sont comme le Che : des hommes parmi les hommes, mais surtout des révolutionnaires parmi les révolutionnaires.

Nous venons de regarder ces images qui retracent autant qu’elles peuvent tenter de le faire une partie de la vie du Che. Malgré leur force d’expression, ces images restent muettes sur cette partie la plus déterminante de l’homme, celle-là même que l’impérialisme visait. C’est beaucoup l’esprit du Che, que les balles ont visé, que son image. Sa photo est partout dans les esprits et sa silhouette est l’une des plus familières. Faisons donc en sorte que nous puissions mieux connaître le Che.

Approchons donc le Che. Approchons-le non pas comme nous le ferions d’un dieu, non pas comme nous le ferions de cette idée, de cette image au-dessus des hommes, mais faisons-le avec le sentiment que nous allons vers un frère qui nous parle et à qui nous pouvons également parler. Faisons en sorte que les révolutionnaires s’inspirent de l’esprit du Che, pour être eux aussi internationalistes, pour savoir eux aussi bâtir avec les autres hommes de la foi, la foi dans la lutte pour la transformation (des choses, contre l’impérialisme, contre la capitalisme.

Quant à vous, camarade Camilo Guevara, il ne nous est certainement pas permis de dire que vous êtes un fils orphelin. Le Che appartient à nous tous. Il nous appartient comme un patrimoine de tous les révolutionnaires. Vous ne pouvez donc pas vous sentir seul et abandonné, car vous trouvez en chacun de nous, nous l’espérons, des frères, des soeurs, des amis, des camarades. Vous êtes avec nous citoyen du Burkina, parce que vous êtes résolument engagés sur les traces du Che, notre Che à nous tous, notre père à nous [tous]

Enfin souvenons-nous du Che simplement comme ce romantisme éternel, cette jeunesse si fraîche et si vivifiante, et en même temps cette lucidité, cette sagesse, ce dévouement que seuls les hommes profonds, les hommes de coeur peuvent avoir. Le Che c’était la jeunesse des 17 ans. Mais le Che, c’était également la sagesse des 77 ans. Cette alliance judicieuse est celle-là que nous devons avoir en permanence. Le Che, c’était le cœur qui parlait, c’était aussi le bras vigoureux et intrépide qui agissait.

Camarades, je remercie nos amis et camarades cubains, pour l’effort qu’ils ont fait en venant s’associer à nous. Je remercie tous ceux qui ont franchi des milliers de kilomètres, qui ont traversé les mers pour se retrouver ici au Burkina Faso pour se souvenir du Che.

Je remercie également toux ceux qui, de par leurs contributions personnelles, feront en sorte que cette journée ne soit point simplement une date du calendrier, mais surtout des jours, plusieurs jours de l’année, plusieurs jours dans les années et les siècles pour que vive éternellement l’esprit du Che.

Mais chaque fois que nous penserons au Che, tentons de lui ressembler, et de faire revivre l’homme, le combattant. Et surtout chaque fois que nous aurons l’idée d’agir comme lui dans l’abnégation, dans le refus des biens bourgeois qui tentent de nous aliéner, dans le refus aussi des facilités mais dans l’éducation et la discipline rigoureuse, de l’éthique révolutionnaire, chaque fois que nous aurons tenté d’agir ainsi, nous aurons mieux servi les idées du Che, nous les aurons mieux répandues.

La Patrie ou la mort nous vaincrons!

Nota : Ce discours a été prononcé le 8 octobre 1987

Source : www.thomassankara.net

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