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Le Moniteur haïtien

lundi 12 septembre 2022


Le président d'Haïti a reçu du colonel Mariano Ignacio Prado une lettre autographe par laquelle ce chef éminent lui fait savoir qu'il a été élu et proclamé Président constitutionnel du Pérou, et lui annonce, en meme temps, que ses constants efforts consisteront à maintenir et resserrer les bonnes relations existantes entre les deux pays. 

Le président d'Haïti a répondu à S. E. le Président Prado pour lui exprimer , en retour, les memes sentiments de sympathie et de bonne entente, et pour le féliciter du haut témoignage de confiance et des suffrages reconnaissants dont il est l'objet de la part de la nation et du congrès Péruviens.

Port-au-Prince, le 25 octobre 1867.

Source : Le Moniteur haïtien, du 26 octobre 1867

mardi 14 septembre 2021


ARRÊTÉ

Jean-Louis PIERROT, Président d'Haïti


        Considérant que, dans les circonstances où se trouve le pays, tous les efforts du gouvernement doivent tendre au rétablissement  de l'unité du territoire, et que c'est dans cette pensée que le Chef de l'État a cru devoir, jusqu'à décision contraire, fixer sa résidence au Cap-Haïtien.

                    A ARRÊTÉ et ARRÊTE ce qui suit :

                    Le siège, tant du Conseil des Secrétaires d'État que du Conseil d'État, est transféré au Cap-Haïtien.

                    Donné au Palais national du Cap-Haïtien, le 1er novembre 1845

                                                       LOUIS

                                                Par le Président

Le Secrétaire d'État de la guerre, de la marine et des relations extérieures, président du Conseil,

                                                                                        HIPPOLYTE



Source : Le Moniteur haïtien du 8 novembre 1845

samedi 24 avril 2021

LOI qui érige le quartier de Belladère en commune de 5ème classe et la fait relever de l'Arrondissement de Lascahobas

Votée à la Chambre le 15 Juillet - Au Sénat le 26 Juillet.

Promulguée le 2 Août 1907. (Moniteur 10 Août 1907)

NORD ALEXIS

Président de la République

Considérant que le quartier de Belladère, distante d'environs neuf lieues du siège de l'arrondissement de Lascahobas dont il relève, mérite d'avoir une administration qui lui est propre, tant pour la bonne distribution de la justice que pour la sécurité à donner à cette intéressante population;

Vu l'article 69 de la Constitution,

Sur le rapport du Secrétaire d'Etat de l'Intérieur et de la Police générale,

Et de l'avis du Conseil des Secrétaires d'Etat,

A PROPOSE

Et le corps Législatif a voté la loi suivante :

ARTICLE PREMIER. - Le quartier de Belladère est érigé en commune de 5ème classe et relève directement de l'Arrondissement de Lascahobas.

ART. 2. - Les limites de cette nouvelle commune seront ultérieurement fixées par un Arrêté du Président d'Haïti.

ART. 3 - La présente loi sera publiée et exécutée à la diligence des Secrétaires d'Etat, chacun en ce qui le concerne.

vendredi 9 avril 2021

Nous publions in extenso l'avis de décès de J. Monpoint, fait Duc de Ramier par l'Empereur Faustin Ier. Cette annonce fut publiée dans Le Moniteur haïtien du 7 janvier 1854.

S.G. Mgr. de J. Monpoint, duc de Ramier, grand'croix de l'ordre impérial et militaire de St. Faustin, grand cordon de l'ordre impérial de la légion d'honneur, est décédé à Limonade , le 22 décembre expiré. Mgr. de Monpoint était un des glorieux vétérans de la guerre de la Liberté. Dès 1801, il commandait au grade de chef d'escadron, la cavalerie de la garde d'honneur de Toussaint Louverture. Pendant la guerre de trois mois qui suivit l'arrivée de l'expédition du général Leclerc, en 1802, il prit une part active à tous les combats qui eurent lieu dans la province de l'Artibonite.

Jusqu'à sa mort, sa carrière militaire fut toujours honorable.

Ses obsèques ont eu lieu au Cap-Haïtien, le 24 expiré, et ses restes ont été déposés au parc de l'Arsenal.

mardi 7 avril 2020

Lettre de remerciement et de gratitude du baron de Dessalines, fils du Père de la Patrie, Jean-Jacques Dessalines, à l'Empereur d'Haïti, Faustin 1er. Cette missive est publiée dans le numéro du journal Le Moniteur haïtien, paru en janvier 1854.
                                                        
À Sa Majesté l’Empereur,

Sire,
Votre subordonné et très fidèle sujet vient aux pieds de votre auguste Majesté renouveler tous les souhaits qu’il invoque toujours à l’Être suprême pour votre bonheur et pour celui de votre grande famille :
La prolongation de vos jours, qui sont pour nous aussi précieux que le soleil qui nous éclaire, et une parfaite santé.
Qu’il daigne, le très haut, bénir toute votre tendre sollicitude. C’est sous votre règne que le peuple haïtien a vu la mémoire de Dessalines vénérée. Cet exemple, Sire, que vous montrez est une alliance de bonté et de fraternité que vous manifestez à ses enfants. Je saisis cette occasion pour déposer aux pieds de votre auguste Majesté ma reconnaissance, mes respects et mon amour pour vous.
Grand monarque, permettez que votre sujet vous dise, que jusque dans la tombe sa reconnaissance vous sera éternelle.

                               Votre subordonné.
                               
                               DESSALINES

lundi 6 avril 2020

Le Moniteur haïtien du 24 janvier 1846

Les officiers supérieurs de tout rang et de tout grade, les officiers-généraux, les corps judiciaire et administratif se sont rendus au palais national du Cap-Haïtien, ce jourd’hui 1er. Janvier 1846, à huit heures précises du matin : la marche étant ouverte, le président d’Haïti ayant à ses cotés les ministres et précédé du conseil d’état , s’est transporté dans l’ordre établi, au Champ-de-Mars où étaient réunies les troupes de la garnison, à l’effet de renouveler le salaire de nos pères qui, à pareil jour, jurèrent de vivre libres, indépendans, ou de mourir, plutôt que de se soumettre à la domination de n’importe quelle puissance étrangère.

Montant sur l’autel de la patrie avec les principaux membres de son cortège, le chef de l’Etat invite le ministre de la guerre, de la marine et des relations extérieures d’haranguer l’armée et de l’entretenir sur l’objet de cette réunion annuelle. Le ministre, prenant la parole, retrace aux troupes et aux citoyens, dans un discours improvisé et approprié à la circonstance, les efforts que firent les héros de l’indépendance pour nous léguer une patrie et l’obligation que nous prescrit l’honneur de conserver intacts et cet héritage et l’intégrité du territoire.

Immédiatement après ce discours, le chef de l’Etat s’adresse à l’armée et lui annonce l’ouverture prochaine de la campagne contre les insurgés de la partie de l’Est, les militaires, ivres d’enthousiasme, accompagnent leur serment de défendre la cause sainte de l’indivisibilité du territoire, des cris cent fois répétés de vive la liberté ! vive l’indépendance ! vive le président d’Haïti ! et qui furent couverts de plusieurs salves d’artillerie.

Le président d’Haïti s’est rendu, du Champ-de-Mars au temple du Seigneur, où un Te-Deum a été chanté avec pompe, et où aussi le ministre du culte a prononcé, à cette occasion, un sermon qui a édifié toute l’assemblée : la cérémonie ainsi terminée, le cortège est retourné au palais national dans le même ordre qu’il avait suivi en sortant.

Le reste de la journée s’est écoulé dans une parfaite tranquillité ; le peuple content, s’est livré avec décence à la joie excessive qu’inspire le souvenir d’un jour si mémorable et qui fait époque dans nos annales politiques.

Clos les jours, mois et au que dessus.

B. JN.-SIMON

dimanche 30 décembre 2018


Le Général Jean-Jeacques Dessalines, après avoir battu à Vertières, le 18 novembre 1803, les forces françaises commandées par le Général Rochambeau, infligeant ainsi à Napoléon Bonaparte sa première grande défaite militaire, proclame l'indépendance d'Haïti, le 1er janvier 1804 dans la ville des Gonaïves. 

La France attend 1825 pour reconnaître cette indépendance. Le président Jean-Pierre Boyer accepte de payer 150 millions de francs, afin d'indemniser les colons expropriés. Après avoir versé 30 millions, Haïti obtient en 1938 que le reliquat de la dette soit réduit à 60 millions et un traité de paix et d'amitié est alors signé pour régler définitivement le contentieux. 

Traité de paix et d'amitié

(signé à Port-au-Prince, le 12 février 1838)

Au nom de la très-sainte et indivisible Trinité.

S.M. le roi des Français et le Président de la République d'Haïti, désirant établir sur des bases solides et durables les rapports d'amitié qui doivent exister entre la France et Haïti, ont résolu de les régler par un Traité, et ont choisi à cet effet pour Plénipotentiaires, savoir :

S.M. le roi des Français : les sieurs Emmanuel-Pons-Dieudonné, baron de Las Cases, et Charles Baudin, Capitaine de vaisseau de la marine royale.

Le Président de la République d'Haïti : le Général de brigade Joseph-Balthazar Inginac, Secrétaire-général ; le sénateur Marie-Élisabeth-Eustache Frémont, Colonel, son aide-de-camp ; les sénateurs Dominique-François Labbée et Alexis Beaubrun Ardouin, et le citoyen Louis-Mesmin Seguy Villevaleix, Chef des bureaux de la Secrétairerie générale.

Lesquels, après avoir échangé leurs pleins pouvoirs respectifs, et les avoir trouvés en bonne et due forme, sont convenus des articles suivants : 
Article premier. 

S.M. le roi des Français reconnaît pour lui, ses héritiers et successeurs, la République d'Haïti comme État libre, souverain et indépendant. 
Article 2. 

Il y aura paix constante et amitié perpétuelle entre la France et la République d'Haïti, ainsi qu'entre les citoyens des deux États, sans exception de personnes ni de lieux. 
Article 3. 

S.M. le roi des Français et le Président de la République d'Haïti se réservent de conclure le plus tôt possible, s'il y a lieu, un traité spécialement destiné à régler les rapports de commerce et de navigation entre la France et Haïti. En attendant, il est convenu que les Consuls, les citoyens, les navires et les marchandises ou produits de chacun des deux pays jouiront à tous égards, dans l'autre, du traitement accordé ou qui pourra être accordé à la nation la plus favorisée ; et ce, gratuitement, si la concession est gratuite, ou avec la même compensation, si la concession est conditionnelle. 
Article 4. 

Le présent Traité sera ratifié et les ratifications en seront échangées à Paris, dans un délai de trois mois ou plus tôt, si faire se peut.

En foi de quoi, nous Plénipotentiaires, soussignés, avons signé le présent Traité et y avons apposé notre sceau.

Emma Baron de Las Cases, Membre de la Chambre des Députés de France, Charles Baudin. 

B. Inginac, E. Frémont, Labbée, B.Ardouin, Seguy Villevaleix. 

Source : Le Moniteur haïtien, 1825, n° 222

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