vendredi 29 mai 2026
ABRAHAM LINCOLN
Proclamation d'Émancipation
Attendu que, le vingt-deuxième jour de septembre, en l'an de grâce mil huit cent soixante-deux, une Proclamation a été émise par le Président des États-Unis, contenant notamment ce qui suit :
Que le premier jour de janvier, en l'an de grâce mil huit cent soixante-trois, toutes les personnes tenues en esclavage dans tout État ou partie désignée d'un État dont la population serait alors en rébellion contre les États-Unis, seront alors, dès lors et à jamais libres ; et que le gouvernement exécutif des États-Unis, y compris les autorités militaires et navales, reconnaîtra et maintiendra la liberté de ces personnes, et n'entreprendra aucun acte ou action pour réprimer ces personnes, ou l'une quelconque d'entre elles, dans tout effort qu'elles pourraient faire pour leur liberté effective.
Que le pouvoir exécutif désignera, le premier jour de janvier susmentionné, par proclamation, les États et parties d'États dont la population sera respectivement ce jour-là en rébellion contre les États-Unis ; et le fait que tout État ou la population de celui-ci sera, ce jour-là, de bonne foi représenté au Congrès des États-Unis par des membres choisis lors d'élections auxquelles une majorité des électeurs qualifiés de cet État auront participé, sera, en l'absence de témoignages fortement contraires, considéré comme preuve concluante que cet État et sa population ne sont pas alors en rébellion contre les États-Unis.
Maintenant donc, moi, ABRAHAM LINCOLN, Président des États-Unis, en vertu du pouvoir en moi investi en tant que Commandant en chef de l'Armée et de la Marine des États-Unis, en temps de rébellion armée effective contre l'autorité et le gouvernement des États-Unis, et comme mesure de guerre appropriée et nécessaire pour réprimer ladite rébellion, ordonne et proclame solennellement pour la pleine durée de cent jours à compter du jour de la première mention susmentionnée, que tous les États et parties d'États désignés ci-après sont ce jour en rébellion contre les États-Unis, à savoir :
ARKANSAS, TEXAS, LOUISIANE (à l'exception des paroisses de Saint-Bernard, Plaquemines, Jefferson, Saint-Jean, Saint-Charles, Saint-Jacques, Ascension, Assomption, Terrebonne, Lafourche, Saint-Mary, Saint-Martin et Orléans, y compris la ville de La Nouvelle-Orléans), MISSISSIPPI, ALABAMA, FLORIDE, GÉORGIE, CAROLINE DU SUD, CAROLINE DU NORD et VIRGINIE (à l'exception des quarante-huit comtés désignés comme Virginie-Occidentale, et aussi des comtés d'Accomac, Northampton, Elizabeth City, York, Princess Ann et Norfolk, y compris les villes de Norfolk et Portsmouth), et les parties exceptées sont, pour le moment, laissées précisément comme si cette Proclamation n'avait pas été émise.
Et en vertu du pouvoir et dans le but susmentionnés, j'ordonne et déclare que toutes les personnes tenues comme esclaves dans lesdits États et parties d'États désignés sont et seront désormais libres ; et que le gouvernement exécutif des États-Unis, y compris les autorités militaires et navales, reconnaîtra et maintiendra la liberté de ces personnes.
Et je recommande par les présentes à ces personnes que, dans tous les cas où cela leur est permis, elles s'abstiennent de toute violence, sauf en cas de nécessaire légitime défense ; et je leur recommande de travailler fidèlement pour des salaires raisonnables.
Et je déclare et fais savoir que ces personnes de condition convenable seront reçues dans le service armé des États-Unis pour garnir des forts, positions, stations et autres lieux, et pour servir à bord de vaisseaux de toutes sortes dans ledit service.
Et sur cet acte, sincèrement cru être un acte de justice, autorisé par la Constitution, fondé sur la nécessité militaire, j'invoque le jugement éclairé de l'humanité et la grâce favorable de Dieu Tout-Puissant.
En foi de quoi, j'ai apposé mon nom et fait apposer le sceau des États-Unis.
Fait à la ville de Washington, ce premier jour de janvier, en l'an de grâce mil huit cent soixante-trois, et de l'Indépendance des États-Unis la quatre-vingt-septième.
Par le Président : ABRAHAM LINCOLN
WILLIAM H. SEWARD, Secrétaire d'État.
NOTE — Le reste des esclaves fut affranchi ultérieurement par la Législation et les Amendements constitutionnels.
lundi 25 mai 2026
mardi 17 février 2026
DÉCLARATION DE SOLIDARITÉ AVEC LES COMMUNISTES ET DÉMOCRATES D'HAÏTI
Les représentants de 75 partis communistes et ouvriers réunis à Moscou ont appris avec colère et indignation la nouvelle des nouvelles arrestations massives ainsi que des assassinats bestiaux perpétrés contre les communistes, les démocrates et autres patriotes haïtiens.
Il y a quelques jours ont été assassinés les camarades Gerard Brisson, Daniel Sansaric, Gerard Wadestrandt, Jacques Jeaneau ainsi que d'autres dirigeants communistes connus. La vie du secrétaire général du Comité Central du Parti Communiste Unifié Haïtien, le camarade Joseph Rhonet, qui a été capturé par les bourreaux de Duvalier, est en danger.
Pendant 12 ans, le régime tyrannique de Duvalier, qui ne se maintient au pouvoir que grâce au soutien des monopoles américains, a transformé le pays en camp de concentration.
Les persécutions sanglantes, les tortures, les condamnations à mort, la législation anti-populaire, en particulier l'abolition de la loi sur le droit d'asile — tout cela vise à briser la résistance des patriotes haïtiens. L'offensive principale du régime de Duvalier est dirigée contre les membres du Parti Communiste Unifié Haïtien — ces héroïques combattants pour la liberté et l'indépendance ainsi que pour l'avenir radieux de leur patrie.
La Conférence des Partis Communistes et Ouvriers exprime sa solidarité fraternelle avec les communistes et démocrates d'Haïti qui, dans des conditions de clandestinité profonde, risquant leur vie quotidiennement, poursuivent leur lutte sacrificielle contre la tyrannie.
La Conférence appelle les masses laborieuses, les forces démocratiques et progressistes de tous les pays à exiger résolument la fin de la terreur, des assassinats et des persécutions dirigés contre les communistes haïtiens et autres patriotes.
Mémoire éternelle aux héros qui ont donné leur vie dans la lutte contre la tyrannie, pour la liberté et l'indépendance de la patrie, pour le socialisme !
Liberté pour le camarade Joseph Rhonet !
Liberté pour tous les prisonniers politiques d'Haïti !
Nota : Le texte est tiré du journal polonais Nowe Drogi (Nouvelles Voies - revue du Parti Ouvrier Unifié Polonais). Il a été traduit en langue française par nos soins.
lundi 16 février 2026
Soulèvement en Haïti contre le régime d'assassinats américain
Grève générale des ouvriers noirs — L'Amérique envoie des navires de guerre
Newport, 8 décembre. D'après des dépêches en provenance de Washington, vendredi à Cayes en Haïti, un incident grave s'est produit. Des troupes de marines américaines ont ouvert le feu sur 1500 grévistes qui se rassemblaient près du port. On déplore 9 morts et 15 blessés. Le navire de guerre "Bright" appareille aujourd'hui avec 360 hommes de troupes de marines comme renfort pour Haïti. À son bord se trouvent de nombreux avions équipés de 18 mitrailleuses et d'un million de cartouches de munitions. En Haïti, l'état de siège a été proclamé.
Les méthodes terroristes de l'impérialisme américain, dirigées contre la grève déclenchée il y a quelques jours par les enseignants et d'autres corporations, ont reçu pour réponse une grève générale.
Police et armée sont intervenues brutalement contre les grévistes, ont procédé à de nombreuses arrestations et ont "rétabli le calme". Hoover a adressé un message spécial au Congrès dans lequel il annonce la création d'une commission d'enquête.
Les neuf dixièmes de la population haïtienne sont des Nègres, travaillant principalement dans les plantations de canne à sucre, de tabac et de bananes. La "République" d'Haïti est elle-même un "État protégé" des États-Unis.
Navires de guerre et soldats vers Haïti
Washington, 8 décembre (Reuters). Le croiseur "Galveston", transportant 300 soldats à son bord, est arrivé à Jacmel (sur la côte sud d'Haïti).
À Norfolk (Virginie), 500 soldats américains ont été embarqués à destination du même lieu.
On estime que la commission d'enquête chargée d'étudier les relations entre Haïti et les États-Unis, dont la constitution a été ordonnée par le président Hoover, recommandera le remplacement du régime militaire actuel en Haïti par un régime civil.
"La cruauté indescriptible du gouvernement"
Washington, 8 décembre (Reuters). Le sénateur Borah qualifie la situation actuelle en Haïti d'insupportable. Les incidents actuels ne sont qu'un signe de l'amertume et de l'agitation largement répandues. Les répressions et la cruauté du gouvernement haïtien sont si indescriptibles qu'on ne devrait pas les croire possibles à notre époque.
Le sénateur démocrate King, qui a étudié la situation en Haïti, fait savoir qu'il plaidera lui aussi en faveur d'une enquête.
Nota : Ce document date de décembre 1929 et relate le massacre de Cayes (également connu sous le nom de massacre de Marchaterre) survenu le 6 décembre 1929.
Contexte : Les États-Unis occupaient militairement Haïti depuis 1915. En 1929, une grève d'étudiants et d'enseignants s'est transformée en mouvement de protestation nationale contre l'occupation américaine. Les Marines américains ont tiré sur des manifestants pacifiques à Cayes, causant au moins 12-24 morts selon les sources (le journal allemand en mentionne 9).
Ce massacre a eu un impact international majeur et a contribué au retrait progressif des troupes américaines d'Haïti, qui s'est finalement achevé en 1934.
dimanche 1 juin 2025
Washington, le 17 juillet 1918.
Monsieur : En accusant réception de votre note du 15 juillet, annonçant officiellement que le Conseil d'État de la République d'Haïti a déclaré l'état de guerre entre la République d'Haïti et l'Empire allemand, à compter du 12 juillet courant, j'ai l'honneur d'exprimer, de la part du gouvernement des États-Unis, au gouvernement d'Haïti, la sympathie active que cette action du gouvernement haïtien suscite auprès du gouvernement et du peuple des États-Unis. Ils apprécient profondément l'association du gouvernement et du peuple d'Haïti dans cette guerre mondiale et sont fiers de voir le drapeau d'une autre république américaine s'ajouter aux étendards de ceux déjà hissés dans la cause commune de la liberté mondiale.
Je vous prie d'agréer [etc.]
FRANK L. POLK
VERSION ORIGINALE ANGLAISE
Washington, July 17, 1918.
Sir: In acknowledging your note of July 15, announcing officially that the Council of State of the Republic of Haiti has declared a state of war to exist between the Republic of Haiti and the German Empire, commencing July 12 current, I have the honor to express on the part of the Government of the United States to the Government of Haiti, the active sympathy which this action by the Haitian Government evokes in the Government and people of the United States. They deeply appreciate the association of the Government and people of Haiti in this World War and are proud to see the flag of another American republic added to the standards of those already raised in the common cause of world liberty.
Accept [etc.]
FRANK L. POLK
Nota : La lettre fut adressée à Solon Menos, ministre haïtien des Affaires étrangères.
samedi 31 mai 2025
vendredi 2 mai 2025
vendredi 25 avril 2025
La révolution d'avril 1965 en République dominicaine a été non seulement un soulèvement national pour le retour à la constitutionnalité, mais aussi un exemple de solidarité internationale. Parmi les groupes qui ont rejoint la cause constitutionnelle, le Commando haïtien, composé d'exilés politiques et d'anciens militaires haïtiens, a apporté son expérience et son engagement à la lutte dominicaine.
Origine et composition du commando haïtien
Après la chute de la dictature de Rafael Trujillo en 1961, la République dominicaine est devenue un refuge pour de nombreux Haïtiens fuyant le régime de François Duvalier. Ces exilés, dont beaucoup avaient reçu une formation militaire, se sont organisés en Commando haïtien au début de la révolution en avril 1965. Ils se sont d'abord installés dans une boulangerie abandonnée près du parc de l'Indépendance, avant de déménager dans les locaux du Centre libano-syro-palestinien, à l'ouest du parc. C'était la première fois que, sur le sol dominicain, des Haïtiens et des Dominicains se battaient ensemble contre un ennemi commun.
Contributions au champ de bataille
Le commando haïtien a joué un rôle crucial dans la résistance des Constitutionalistas. Selon le capitaine Ernesto González González, dit « El Gato », interrogé par l'Archivo de la Nación, « ces combattants étaient des experts en armement et étaient chargés de réparer les carabines, fusils et autres armes cassés à Parque Independencia ». « Leur capacité à fabriquer et à réparer des pièces essentielles, telles que des clous d'arrachage d'obus, était inestimable pour maintenir la capacité opérationnelle des forces révolutionnaires », selon le capitaine Gonzalez.
En plus de leur travail technique, les membres du Commando haïtien ont été actifs lors d'engagements clés. Renel Baptiste, par exemple, a manié un bazooka pendant la bataille du pont Duarte, détruisant un char ennemi et sauvant la vie de dirigeants tels que Montes Arache. Cette action a été confirmée, plus tard, par José Francisco Peña Gómez (Isalguez, « La Revolución de abril 65 » p. 10). Fred Baptiste s'est distingué lors de la prise de Fortaleza Ozama, en conduisant un char AMX grâce à sa formation d'artilleur. Il a également participé aux combats des 15 et 16 juin dans les locaux du journal La Nación.
Sacrifice et reconnaissance
L'engagement du commando haïtien pour la cause dominicaine a coûté cher. Jean Sateur, second commandant du commando, est mort lors de l'assaut manqué du Palais national le 19 mai 1965. Son corps, ainsi que celui d'un autre combattant haïtien non identifié, a été retrouvé quelques heures plus tard en raison des tirs nourris de l'ennemi. Malgré son sacrifice, Sateur n'a pas reçu la naturalisation posthume accordée à d'autres combattants étrangers tels qu'Ilio Capozzi et Jacques Viau [un poète haïtien, ndlr], ce qui témoigne d'un manque de reconnaissance institutionnelle de sa contribution.
Héritage de la solidarité
La participation du commando haïtien à la révolution d'avril 1965 symbolise la solidarité entre les peuples haïtien et dominicain dans la lutte contre l'oppression et pour la démocratie. Leur bravoure et leurs compétences techniques ont été fondamentales pour la résistance constitutionnelle, et leur héritage demeure un exemple d'unité et d'engagement en temps de crise.
Nota : Cet article a été publié initialement par la Resvista dominicana le 24 avril 2025 sous le titre El Comando Haitiano en la Revolución de Abril: Solidaridad y Lucha Compartida.
mardi 15 avril 2025
mercredi 19 mars 2025
Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire ou télécharger le document :
Lettre de François Duvalier au président américain John F. Kennedy en 1961
vendredi 17 janvier 2025
lundi 11 novembre 2024
mardi 29 octobre 2024
mardi 23 avril 2024
dimanche 4 février 2024
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur de remettre entre vos mains les Lettres par lesquelles le Gouvernement Haïtien met fin à la mission de mon prédécesseur M. Jacques C. Antoine et Celles qui m'accréditent auprès de Votre Excellence comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire d'Haïti.
C'est pour moi un motif de grande fierté d'être appelé une nouvelle fois à travailler au succès d'une œuvre à laquelle je me suis dévoué de tout mon cœur au cours de ma première mission diplomatique à Washington : celle de rendre de plus en plus cordiales et fructueuses les relations de mon pays avec les États-Unis et celle aussi d'assurer une complète et sincère collaboration de nos vingt-et-une Républiques d'Amérique dans tous les domaines de la vie internationale.
Les événements qui ont eu lieu en Haïti au début de cette année montrent que le peuple haïtien est resté fidèle aux principes démocratiques pour lesquels ses ancêtres ont versé leur sang dans le passé. Ce qu'il veut aujourd'hui, c'est établir la paix à l'intérieur de son pays sur la base solide de la prospérité nationale et de la justice sociale. Dans la nouvelle Constitution qu'il va se donner afin de répondre à ses propres aspirations et aux prescriptions de l'Acte de Chapultepec et de la Charte de San-Francisco, il entend consacrer, plus fortement que jamais, les droits de l'Homme à la vie, à la liberté, à l'égalité des moyens d'éducation et de travail, sans distinction de sexe, de race, de langue ou de religion.
Tout en étant fermement attachés à leur autonomie politique et à leur indépendance administrative et financière, les Haïtiens comprennent bien que la prospérité de leur nation est étroitement liée à celle de ses voisines. Tous nos pays font en effet partie d'un vaste système d'interdépendance universelle, et c'est par des mesures collectives qu'ils peuvent améliorer la situation économique et sociale de leurs populations respectives. Cela est particulièrement vrai pour les États de cet hémisphère qui, solidairement unis par des intérêts politiques, intellectuels, économiques et militaires, ont, les uns envers les autres, des devoirs d'assistance mutuelle et des obligations de défense commune.
Les progrès réalisés durant ces derniers temps au sein de l'Union Panaméricaine, grâce à la fraternelle politique du « bon voisin », font désormais de cette Institution Régionale un boulevard pour la paix et la prospérité en Amérique et, par conséquent, pour la paix et la prospérité du monde entier. Une Amérique, solidaire dans la paix comme dans la guerre, unie dans l'amitié et dans[11] la justice, puissante par ses valeurs spirituelles et par ses richesses matérielles, restera un admirable exemple de coopération et d'harmonie. Elle s'imposera comme modèle à l'Organisation des Nations Unies, dont elle constitue une fraction importante et qui, sur un plan plus large, travaille au bienêtre des peuples et à l'établissement d'une justice égale pour « tous les hommes de tous les pays », suivant la généreuse expression de la Charte de l'Atlantique devenue le bréviaire de la démocratie.
La proclamation de son indépendance le 1ᵉʳ janvier 1804 a fait d'Haïti le deuxième État indépendant de cet hémisphère, venant immédiatement après les États-Unis de l'Amérique du Nord. L'aide fraternelle, prêtée par son président Alexandre Pétion à Simon Bolivar en 1816 pour l'émancipation des Colonies Espagnoles et l'abolition de l'esclavage en Amérique Hispanique, fait d'Haïti l'un des pionniers du Panaméricanisme. Haïti a toujours donné sa plus loyale contribution à la cause de la solidarité interaméricaine. C'est pourquoi elle croit avoir acquis l'estime de toutes ses sœurs d'Amérique. Et c'est pourquoi elle compte particulièrement sur la bienveillance personnelle de Votre Excellence et sur l'assistance amicale de votre Gouvernement pour l'aider à se délivrer des entraves qui gênent son essor politique, économique et financier et pour lui permettre de remplir, en toute liberté et sincérité, au sein de l'Union Panaméricaine, le rôle auquel lui donnent droit sa glorieuse histoire et ses aspirations démocratiques.
Permettez-moi, Monsieur le Président, de joindre mes vœux à ceux du Gouvernement et du Peuple d'Haïti pour le bonheur personnel de Votre Excellence et la prospérité de la grande Nation Américaine.
Source : Bellegarde, D. (1948). Dessalines a parlé. Société d’Éditions et de Librairie.
mercredi 10 mai 2023
Qu'il soit promulgué par le Sénat et la Chambre des Représentants des États-Unis d'Amérique réunis en Congrès, Que tout échange commercial entre toute personne ou personnes résidant aux États-Unis et toute personne ou personnes résidant dans une partie quelconque de l'île de Saint-Domingue, non en possession, et sous le gouvernement reconnu de la France, sera, et est par les présentes ; et tout navire ou navire, possédé, loué ou employé, en tout ou en partie, par une ou plusieurs personnes violant le résident aux États-Unis, et naviguant à partir de tout port des États-Unis, après notification en bonne et due forme de la présente loi aux douanes, respectivement, qui, contrairement à l'intention des présentes, doit être volontairement transporté ; ou sera destiné à se rendre, soit directement, soit à partir de tout port ou lieu intermédiaire, à tout port ou lieu de l'île de Saint-Domingue, et non en possession, et sous le gouvernement reconnu de la France ; et aussi toute cargaison qui sera trouvée à bord d'un tel navire ou navire, lorsqu'elle sera détectée et interrompue dans un tel but illégal, ou à son retour d'un tel voyage, aux États-Unis, sera entièrement confisquée, et pourra être saisie et condamnée par tout tribunal des États-Unis ayant juridiction compétente.ARTICLE 2. Et qu'il soit en outre décrété qu'après avoir dûment notifié cet acte aux différentes douanes, aucun navire ou navire quel qu'il soit ne recevra une autorisation pour aucun port ou lieu de l'île de Saint-Domingue, et qui n'est pas en possession effective de la France : aucune autorisation ne sera accordée pour un voyage à l'étranger à un navire ou à un navire appartenant, loué ou employé, en tout ou en partie, par une ou plusieurs personnes résidant aux États-Unis, jusqu'à ce que le propriétaire ou l'employeur du voyage, ou son facteur ou agent, avec le capitaine, donnera caution aux États-Unis, d'une somme égale à la valeur du navire et de sa cargaison, à condition que le navire ou le navire, pour lequel une autorisation sera requise, soit destiné à un port ou à un endroit sans les limites de cette partie de l'île de St. Domingo, qui ne sera pas en possession effective, et sous le gouvernement reconnu de la France, et pendant le voyage prévu ne sera pas volontairement transporté, ou autorisé à se rendre, que ce soit directement ou à partir d'un port ou d'un lieu intermédiaire, à tout port ou lieu dans cette partie de l'île de Saint-Domingue, qui ne sera pas en possession effective, et sous le gouvernement reconnu de la France ; et en cas d'être forcé par une victime dans un port ou un lieu interdit par les présentes, ne doit pas, dans un tel port ou lieu, vendre, livrer ou décharger volontairement une partie de cette cargaison, sauf dans la mesure où cela peut être absolument nécessaire pour couvrir les dépenses nécessaires pour permettre à ce navire de poursuivre son voyage prévu ; et généralement, que ce navire ou navire, pendant ce voyage, ne sera employé à aucun trafic ou commerce, avec ou pour toute personne résidant dans une partie quelconque de l'île de Saint-Domingue, qui n'est pas en possession effective, et sous le gouvernement reconnu de la France.
ARTICLE 3. Et qu'il soit de plus édicté que toutes les pénalités et confiscations encourues en vertu de la présente loi, et qui peuvent être recouvrées, seront réparties et comptabilisées, de la manière prescrite par la loi, intitulée "Loi réglementant la perception des droits sur les importations et le tonnage", adoptée le deuxième jour de mars mil sept cent quatre-vingt-dix-neuf, et peut être atténuée ou remise de la manière prescrite par la loi, intitulée "Loi prévoyant l'atténuation ou la remise des confiscations, pénalités et incapacités accumulées dans certains cas qui y sont mentionnés ;" passé le trois mars, mille sept cent quatre-vingt-dix-sept, et rendue perpétuelle par un acte passé le onze février mil huit cents.
ARTICLE 4. Et qu'il soit en outre édicté Que la présente loi continuera d'être en vigueur pendant un an, et non plus longtemps.
ARTICLE 5. Et il est en outre décrété qu'à tout moment après la promulgation de la présente loi, il sera licite pour le Président des États-Unis, s'il le juge opportun et compatible avec les intérêts des États-Unis, par son ordre, de remettre et de lever les restrictions et interdictions sur le commerce susmentionné.
APPROUVÉE le 28 février 1806.
Nota : Tradution d'Haïtianaute, suivant littéralement la syntaxe de l'original anglais.
Source : The Statutes at Large and Treaties of the United States of America, 1850, Volume 2
lundi 12 décembre 2022
Président Roosevelt
White House
Washington
Le Gouvernement et le Peuple Haïtien profondément indignés par la lâche agression japonaise dont ont été victime des possessions américaines, vous demandent de considérer que la République Haïti est totalement liée avec Etats-Unis dans une pareille conjoncture.
Si pour des besoins militaires, quelques points ou lieux du territoire haïtien étaient nécessaires aux forces américaines, le Gouvernement Haitien offre une fois de plus au Gouvernement des États-Unis tout son concours et accueillerait avec enthousiasme ou demande qu'il plairait à celui-ci de formuler.
LESCOT
Président Haïti
Nota : Télégramme datant du 8 décembre 1941, soit un jour après l'attaque meurtrière du Japon contre la base américaine à Hawai.
Source : Le Nouvelliste du 8 décembre 1941
samedi 10 décembre 2022
République d'Haïti
Département des Affaires Etrangères
SG/CONF.A.INT.47
Le Secrétaire d'État des Affaires Étrangères présente ses meilleurs compliments à Son Excellence Monsieur l'Ambassadeur des États-Unis d'Amérique et a l'honneur de l'informer qu'en vue de manifester son désir de collaboration aux efforts de défense mis en train par le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, le Gouvernement Haïtien vient de porter à la connaissance de l'Illustre Chef d'État Américain Son Excellence le Général Dwight D. EISENHOWER, qu'il ne verrait aucun inconvénient à l'établissement sur ses cotes de bases sous-marines et sur son territoire de camps d'entrainement pour les Forces Armées Américaines.
Dans le cas où de tels objectifs seraient jugés utiles par le Gouvernement Américain en cas de guerre, conformément aux vues du Gouvernement Haïtien, ce département envisagerait avec l'Ambassade des États-Unis d'Amérique toutes les mesures propres à faciliter leur réalisation.
Le Secrétaire d'État des Affaires Etrangères saisit cette occasion pour renouveler à son Excellence Monsieur l'Ambassadeur des États-Unis d'Amérique l'assurance de sa très haute considération.
Port-au-Prince, le 13 juillet 1959
Nota : Retrouvez le document original en PDF en cliquant ICI.









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