samedi 26 juillet 2025
A. S. E. le Général en chef de l’armée d’Haïti, Henry Christophe.
Échappés des coups destructeurs que les agents d’un gouvernement ingrat et barbare frappaient sur les habitans de ce pays, nous avions cru devoir confier les moyens de notre restauration entre les mains d’un homme qui, par ses dangers personnels et sa propre expérience, aurait pu, avec sagesse, fixer encore le bonheur parmi nous. Lorsque abusant de notre patience, il força nos volontés, en couvrant sa tête de l’éclat du diadème, nous pûmes penser qu’au faîte des grandeurs et de la puissance, il aurait reconnu que son pouvoir était l’ouvrage de nos mains et le prix de notre courage ; il paraissait même s’en être pénétré, et nous espérions qu’à l’abri des lois, nous aurions pu jouir, dans un état paisible, de tous les sacrifices que nous n’avions cessé de faire depuis si longtemps. Quel en a été le résultat, général ? À peine a-t-il senti son autorité affermie, qu’il a oublié tous ses devoirs, et qu’au mépris des droits sacrés d’un peuple libre, il a cru qu’il n’y avait de véritable jouissance que dans celle exercée par le pouvoir le plus despotique et la tyrannie la plus prononcée. Nos cœurs ont longtemps gémi, et nous n’avons employé que la soumission et la docilité pour le ramener aux principes de justice et de modération avec lesquels il avait promis de nous gouverner. Son dernier voyage dans la partie du Sud a enfin dévoilé ses projets, même aux yeux les moins clairvoyans, et nous a prouvé qu’il ne nous restait d’autres moyens de conservation pour nous-mêmes, et pour nous opposer aux attaques de l’ennemi extérieur, que de nous lever en masse, si nous voulions éviter une destruction prochaine et résolue : ce mouvement spontané, l’élan de nos cœurs opprimés, a produit un effet aussi prompt que celui de l’éclair. Dans peu de jours, les deux divisions du Sud ont été debout ; rien ne devait arrêter cette irruption, puisqu’elle était un mouvement aussi juste que sacré, celui des droits du citoyen impunément violés. Nous avons joint nos armes à celles de nos frères du Sud. Pénétrée des mêmes sentimens qu’eux, l’armée réunie s’est portée au Port-au-Prince, dans l’état le plus admirable et la plus exacte discipline, en respectant les propriétés, sans que le travail de l’agriculture ait été dérangé un seul moment, ni que le sang ait été versé.
La Providence, qui est infinie dans ses décrets, s’est plue à se manifester dans une aussi juste cause, en conduisant notre oppresseur au sort qui l’attendait, et lui a fait trouver le châtiment de ses crimes aux pieds des remparts d’une ville où il venait avec des forces, pour l’inonder du sang de ses semblables, puisque, pour nous servir de ses dernières expressions, il voulait régner dans le sang.
Nous n’aurions pas achevé notre ouvrage, général, si nous n’avions été pénétrés qu’il existait un chef fait pour commander à l’armée avec toute la latitude du pouvoir dont il n’avait eu jusqu’à ce jour que le nom. C’est au nom de toute cette armée, toujours fidèle, obéissante, disciplinée, que nous vous prions, général, de prendre les rênes du gouvernement et de nous faire jouir de la plénitude de nos droits, de la liberté, pour laquelle nous avons si longtemps combattu, et d’être le dépositaire de nos lois, auxquelles nous jurons d’obéir, puisqu’elles seront justes.
J’ai l’honneur de vous saluer avec un respectueux attachement,
jeudi 24 juillet 2025
Le général de brigade Moreau et ses adhérens, dignes satellites du tyran, étaient les porteurs de ces ordres écrits pour exterminer la malheureuse classe des anciens libres de toutes couleurs. Dessalines, qui leur doit beaucoup, veut maintenant briser l’instrument dont il s’est en partie servi pour parvenir au faîte de sa grandeur ; il a réuni aux domaines les propriétés les plus authentiques : il a fait des levées de troupes ; il a fait faire des levées d’argent. Tous les cœurs étaient ulcérés, l’indignation était à son comble. Le peuple en masse s’est levé ; nous avons tiré l’épée, et nous ne la remettrons dans le fourreau que lorsque vous nous l’ordonnerez.
Nous ne vous cacherons pas, digne général en chef, que nous croyons votre indignation au moins égale à la nôtre ; et nous vous proclamons avec joie et à l’unanimité, le chef suprême de cette île. Sous quelque dénomination qu’il vous plaise de choisir, tous les cœurs sont à vous ; nous jurons, devant Dieu, de vous être toujours fidèles et de mourir pour la liberté et pour vous.
Nous ignorons quel est votre sort et votre position ; mais nous espérons que vous combattez en ce moment Dessalines. Nous avons appris indirectement que vous vous étiez emparé du trésor du Cap, et que vous aviez payé vos troupes. Nous venons d’en faire autant : notre trésor des Cayes s’est trouvé grossi par les exactions et les confiscations ordonnées.
Nous ferons marcher demain des troupes pour le Pont-de-Miragoane, en attendant que nous soyons surs des intentions du colonel Lamarre, à qui nous avons écrit au Petit-Goave et qui, certainement, ne se fera pas prier pour partager notre indignation.
Nous avons aussi écrit au général de division Gérin, en ce moment au Petit-Trou, pour lui offrir provisoirement le commandement des deux divisions du Sud.
Aquin, l’Anse-à-Veau et Jacmel sont pour nous et pour vous ; nous ne sommes pas encore surs de Jérémie, parce qu’il y a là deux partisans du tyran, qui ont du pouvoir et qui pourraient en abuser ; cependant nous espérons le contraire. Au reste, le colonel Vancol marchera demain pour les soumettre ou les persuader au besoin.
Le général de brigade Moreau, marchant vers le Cap Tiburon, pour exécuter une nouvelle Saint-Barthélémy, a été arrêté dans la plaine par notre parti. Le général G. Lafleur est aussi arrêté en ville.
Nous attendons, général en chef, vos ordres pour l’ensemble de nos opérations ; soyez notre protecteur et celui d’Haïti : nous espérons que Dieu bénira la bonne cause.
Nous vous prions, brave général, de ne point mettre du retard dans cette réponse, et d’avoir avec nous une correspondance très-active, soit par mer, soit par terre, s’il est possible.
Nous avons l’honneur d’être, avec un profond respect, général, vos très-humbles et très-obéissans subordonnés.
Signé : Pour le colonel Wagnac, commandant l’armée de la 1re division du Sud, Voltaire ; Beauregard, Papalier, Vancol, Racolier, L. Bourdet, J. Rocher, Lacoule.
mardi 20 mai 2025
vendredi 21 juillet 2023
Le gouverneur général,
Aux généraux de l’armée et aux autorités civiles et militaires, organes du peuple.
Citoyens,
Si quelque considération justifie à mes yeux le titre auguste que votre confiance me décerne, ce n’est que mon zèle, sans doute, à veiller au salut de l’Empire, et ma volonté à consolider notre entreprise : entreprise qui donnera de nous, aux nations les moins amies de la liberté, non l’opinion d’un ramas d’esclaves, mais celle d’hommes qui prédilectent leur indépendance au préjudice de cette considération que les puissances n’accordent jamais aux peuples qui, comme nous, sont les artisans de leur propre liberté, qui n’ont pas eu besoin de mendier des services étrangers pour briser l’idole à laquelle nous sacrifions.
Cette idole, comme Saturne, dévorait ses enfans, et nous l’avons foulée aux pieds. Mais n’effaçons pas ces souvenirs ; rappelons ce que la récence de nos infortunes a imprimé dans nos âmes ; ils seront des préservatifs contre les surprises de nos ennemis, et nous prémuniront contre toute idée d’indulgence à leur égard. Si les passions sobres forment les hommes communs, les semi-mesures arrêtent la marche rapide des révolutions.
Puis donc que vous avez jugé qu’il était de l’intérêt de l’Etat que j’occupasse le rang auquel vous m’avez élevé, en m’imposant ce nouveau fardeau, je ne contracte aucune nouvelle obligation envers mon pays ; dès longtemps je lui ai fait tous les sacrifices. Mais je sens qu’un devoir plus grand, plus saint, me lie ; je sens, dis-je, que je dois conduire rapidement cette entreprise à son but, et, par des lois sages, mais indulgentes pour nos mœurs, faire que chaque citoyen marche dans sa liberté sans nuire aux droits des autres, et sans blesser l’autorité qui veille au bonheur de tous.
En acceptant enfin ce fardeau aussi onéreux qu’honorable, c’est me charger de la somme du bien ou du mal qui résultera de mon administration. Mais n’oubliez pas que c’est dans les temps les plus orageux que vous me confiez le gouvernement du vaisseau de l’Etat.
Je suis soldat, la guerre fut toujours mon partage, et tant que l’acharnement, la barbarie et l’avarice de nos ennemis les porteront sur nos rivages, je justifierai votre choix ; et combattant à votre tête, je prouverai que le titre de votre général sera toujours honorable pour moi.
Le rang suprême auquel vous m’élevez m’apprend que je suis devenu le père de mes concitoyens dont j’étais le défenseur ; mais que le père d’une famille de guerriers ne laisse jamais reposer son épée, s’il veut transmettre sa bienveillance à ses descendans et les apprivoiser avec les combats.
C’est à vous, généraux et militaires, qui monterez après moi au rang suprême, que je m’adresse. Heureux de pouvoir transmettre mon autorité à ceux qui ont versé leur sang pour la patrie, je renonce, oui, je renonce formellement à l’usage injuste de faire passer ma puissance à ma famille.
Je n’aurai jamais égard à l’ancienneté, quand les qualités requises pour bien gouverner ne se trouveront pas réunies dans le sujet. Souvent la tête qui recèle le feu bouillant de la jeunesse contribue plus efficacement au bonheur de son pays, que la tête froide et expérimentée du vieillard qui temporise dans les momens où la témérité seule est de saison.
C’est à ces conditions que je suis voire Empereur, et malheur à celui qui portera sur les degrés d’un trône élevé par la reconnaissance de son peuple, d’autres sentimens que ceux d’un père de famille !
Au quartier-général de Dessalines, le 15 février 1804*.
vendredi 26 novembre 2021
A promu au grade de général en chef de l’Armée d’Haïti, le général de division Henry Christophe.
Au Ministère des Finances et de l’Intérieur, le général de division André Vernet.
Au grade de général de division, Ministre de la Guerre et de la marine, le général de brigade Etienne-Élie Gérin.
Au grade de général de division, commandant la première division du Nord, le général de brigade Paul Romain.
Au grade de général de division, commandant la seconde division du Nord, le général de brigade François Capoix.
Au grade de commandant en en chef de la première division de l’Ouest, Chef-lieu de l’Empire, le général de division Louis Gabart.
Au grade de commandant en chef de la deuxième division de l’Ouest, le général de division Alexandre Pétion.
Au grade de commandant en chef de la première division du Sud, le général de division Nicolas Geffrard.
Au grade de général de division et de commandant en chef de la deuxième division du Sud, le général de brigade Jean-Louis François.
Au Palais impérial du Cap, le 28 juillet 1805, l’an deux de l’indépendance d’Haïti, et de notre règne le premier.
En l’absence du ministre de la Guerre, le général chef de l’état-major général,
Source : Gazette politique et commerciale d'Haïti
jeudi 16 septembre 2021
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| Armoiries de la République d'Haïti |
LOI
Faustin SOULOUQUE, Président d'Haïti,
de l'avis du Conseil des Secrétaires d'État, a proposé, et le Corps législatif, après avoir reconnu et déclaré l'urgence ;
Considérant que Jean-Jacques Dessalines, en délivrant le pays de la domination étrangère, et en proclamant l'indépendance d'Haïti, a bien mérité de la patrie ;
Considérant que les peuples s'honorent en honorant la mémoire des grands hommes qui ont acquis des droits à leur reconnaissance :
Art. 1er. Le 2 janvier est institué et décrété fête de Jean-Jacques Dessalines, Empereur d'Haïti.
Art. 2. Cette fête sera célébrée, chaque année, avec toute la pompe et la solennité usitées aux fêtes nationales.
Art. 3. Il sera exécuté cinq portraits de l'Empereur Dessalines, tenant l'acte de l'indépendance nationale : l'un de ces portraits sera placé au Palais national, le second au Sénat de la République, le troisième à la Chambre des Représentants, le quatrième dans l'église de Dessalines, et le cinquième dans l'église des Gonaïves.
Art. 4. Les Secrétaires d'Etat sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution de la présente loi.
Donné à la Chambre des Représentants, au Port-au-Prince, le 6 décembre 1848, an 45e. de l'indépendance d'Haïti.
Le président de la Chambre,
Fçois. Jn-JOSEPH
Les Secrétaires,
BLANCHARD, CASEAU fils
Donné à la Maison nationale, au Port-au-Prince, le 12 décembre 1848, an 45e. de l'indépendance d'Haïti.
Le président du Sénat,
N. Pre.-LOUIS
Les Secrétaires,
PHILIPPEAUX fils, P. F. TOUSSAINT
jeudi 26 août 2021

dimanche 1 août 2021

Le 8 octobre, à 2 heures précises, toutes les troupes de la garnison se rendront au Champ-de-Mars, dans le meilleur ordre possible, et se formeront en bataillons carrés.
Un détachement de grenadiers formera aussitôt une haie jusqu'à la maison du commandant général de la division.
A 3 heures, toutes les autorités civiles et militaires s'assembleront chez le gouverneur, et elles se rendront ensuite au Champ-de-Mars, dans l'ordre suivant:
- Un peloton de grenadiers.
- Les instituteurs et un grand nombre de leurs élèves. La députation du corps des artisans, précédée d'un de ses principaux membres.
- Une députation de commerçants étrangers, précédée d'un de ses membres.
- Une députation des commerçants d'Haïti, précédée d'un de ses membres.
- Les juges et les officiers ministériels.
- Les officiers de l'armée attachés à la division.
- Les officiers de la marine militaire.
- L'état-major de la place et celui des environs.
- Les administrateurs et leurs employés.
- Le général commandant les divisions, accompagné de son état-major.
- Un peloton de grenadiers.
En arrivant au Champ-de-Mars, tous les tambours battront une marche, et le cortège approchera d'un amphithéâtre construit à cet effet.
On lira, à haute et intelligible voix, l'acte annonçant la nomination de l'Empereur.
Une salve d'artillerie, qui sera répétée par tous les forts de la ville et par les bâtiments du port, suivra la lecture de l'acte. Alors la cérémonie du couronnement se fera sur un trône élevé au milieu de l'amphithéâtre, et environné de tous les grands de l'empire. La cérémonie sera annoncée par une triple décharge d'artillerie et de mousqueterie. Ensuite, les troupes défileront du côté de l'église, et se rangeront en bataille.
Le cortège, dans l'ordre indiqué ci-dessus, se rendra à l'église, où l'on chantera un Te Deum en actions de grâces de cette journée mémorable.
Pendant le Te Deum, il y aura une autre décharge d'artillerie et de mousqueterie. Après le Te Deum, le cortège retournera dans le même ordre à la maison du général de division.
La fête sera terminée par une grande illumination dans les quartiers de la ville.
Donné au Port-au-Prince, le 6 septembre 1804, la Ire année de l'indépendance.
Le général de division, Signé : PÉTION.
samedi 8 mai 2021
La leçon
Le fier Impérator est tombé de son trône,
Tel l'aigle foudroyé des hauteurs de son vol,
Et la foule, de cris, de huée environne
Sa chair dont les lambeaux palpitent sur le sol.
Une folle en haillons fend la plèbe insensée:
son œil morne, inquiet, regarde cette horreur,
Puis, tout à coup, reluit, s'anime à la pensée
Du Héros qui survit quand même à l'Empereur!
Et Défilé recueille en sa robe les restes
Précieux du Géant dont les immortels gestes
Font courir dans l'histoire un épique frisson!
La folle sort de l'ombre et donne sa leçon
De sagesse et d'amour à la foule surprise.
Et la grande Leçon est encore incomprise!
Source : Le Nouvelliste du jeudi 17 Octobre 1911
Texte d'Arsène Chevry
Déclaration de M. MULLERY, négociant au Cap.
Je soussigné, désirant mériter l'avantage d'être compté au nombre des sujets de sa majesté JACQUES, empereur premier d'Haïti, déclare solennellement renoncer au pays qui m'a vu naître et à la qualité de sujet du roi de Danemarck [Danemark], jure de concourir de toutes mes forces et de tous mes moyens au soutien de l'ile que j'ai adoptée pour ma patrie, et promets de ne jamais agir directement ni indirectement contre la cause sacrée que j'embrasse dès aujourd'hui et pour toujours.
En foi de quoi j'ai signé la présente déclaration de mon propre mouvement et sans suggestion de qui que ce soit, pour être rendue publique par la voie de l'impression consentant, en cas de parjure, à subir la peine réservée aux perfides.
MULLERY
Source : Gazette politique et commerciale d'Haïti du jeudi 12 Septembre 1805
vendredi 7 mai 2021
Ces couplets ont été chantés sur l'air de Du Vaudeville du Devin de Village de Jean-Jacques Rousseau. Ils ont été composés par C. Cézar Télémaque, contrôleur du Département du Nord.
Chantons, célébrons notre gloire,
Amis de l'île d'Haïti ;
Marchons, soutenons la victoire,
Le bonheur de notre pays ;
Chérissons sans cesse,
Avec allégresse,
Celui qui fait notre bonheur ;
Vive l'Empereur (bis)
C'est lui qui punit l'arrogance
Des Français, nos vrais ennemis ;
Et qui par sa douce clémence,
Fait de ses sujets des amis ;
Chérissons, etc.
Son nom, sa valeur, son courage,
Font trembler tous les intrigans,
Ennemi du vil esclavage ;
Il voit en nous que ses enfans;
Chérissons, etc.
Reçois de moi les doux hommages,
Mon respectable Souverain ;
Que Dieu t'inspire des lois sages,
Et te protège de sa main ;
Je chéris sans cesse,
Avec allégresse,
Celui qui fait mon vrai bonheur ;
Vive l'Empereur (bis)
Source : Gazette politique et commerciale d'Haïti du 22 Novembre 1804
jeudi 29 avril 2021
Composés par Juste Chanlatte, secrétaire général de l'Empereur JACQUES Premier, sur l'air de Quels accents ! Quels transports ! ou La Versaillaise, vieux chant patriotique français de 1792.
Où se forgeaient ses fers, il marche avec fierté,
Dans sa force et sa Liberté (bis)
Il bénit les Héros de son indépendance,
Il chante, transporté d'une mille assurance;
Qui de JACQUES premier a reconnu la loi,
Célèbre aussi la fête en celle de son roi.
Que pourrait des tyrans la fureur despotique,
Contre les fiers enfans de ce brulant tropique,
C'est le flot qui s'irrite et qui court se briser,
Contre l'immobile rocher (bis)
Sous l'abri protecteur d'un invincible égide,
Nous chantons en dépit d'une race perfide,
Qui, etc.
Vous qu'il vient d'affranchir de l'antique esclavage.
Pour prix de ses travaux offrez-lui votre hommage;
Qu'un serment solennel soit par vous répété,
De respect et de fidélité; (bis)
Autour de ses drapeaux, même sort nous rassemble.
Nous vivrons à ses pieds, où nous mourrons ensemble;
Car de JACQUES premier, qui reconnait la loi,
N'a qu'un esprit, qu'un cœur pour l'état et son roi.
Source : Gazette politique et commerciale d'Haïti, numéro du 1er Août 1805
jeudi 8 avril 2021
Dessalines est proclamé empereur de Haïti sur le nom de Jacques Ier. Ce nègre qui avait été enlevé sur la Côte d'Or, porté à Saint-Domingue et jeté sous le fouet, y resta jusqu’à la révolution de 1790. Ardent, impétueux. Intrépide, actif, il se précipita avec fureur dans la révolte, devint bientôt aide de camp du général Jean-François, puis lieutenant de Toussaint, Louverture, après avoir combattu les généraux Rigaud et Leclerc et soutenu Toussaint Louverture jusqu'au jour de sa déportation. Il finit par se soumettre à la France. S’étant insurgé peu de temps après, Dessalines fut appelé, presque sans contestation au grade de généralissime. Il repoussa dans la partie espagnole de l'île les Français commandés par Rochambeau. Une Assemblée nationale, convoquée au commencement de 1804 rendit à Saint-Domingue son nom primitif d’Haïti et proclama Dessalines gouverneur général à vie. Mais ce titre ne suffit pas longtemps à l’ardente ambition du nègre. Quand Napoléon de consul se fit Empereur, Dessalines de gouverneur à vie se proclama également Empereur, et il commença sous le nom de Jacques Ier. Son règne qui ne devait pas durer plus de deux ans.
Source : Journal Le Siècle du 8 Octobre 1867
mardi 7 avril 2020
Décret
lundi 6 avril 2020
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| Empereur Faustin 1er |
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