samedi 21 mars 2020
Drapeau de la République de Cuba Il était une fois un petit pays des Antilles que la plus grosse puissance militaire au monde n’aimait pas, mais pas du tout. Alors, elle le qualifiait de pays voyou, de pays terroriste, elle disait même qu’il représentait une menace pour la paix dans le monde. Depuis plus de soixante ans, elle tentait de l’étouffer, de l’asphyxier jusqu’à ce que mort s’en suive. Elle a donc érigé, autour de cette île, un véritable blocus commercial et économique et elle va même jusqu’à arraisonner les bateaux qui s’en approchent, soit parce qu’ils sont en affaires avec ce pays, soit parce ces bateaux et leurs passagers veulent tout simplement passer quelques heures ou quelques jours sur cette île pour y découvrir ses trésors.Or, voilà qu’un bateau de croisière, le MS Breamar, propriété d’une entreprise britannique, avec plus de mille personnes à bord — 682 passagers et 381 membres d’équipage —, croisait tout près de Cuba, quelque part dans la mer des Caraïbes. Ce bateau était plus ou moins en perdition car il y avait parmi les vacanciers cinq personnes atteintes du coronavirus Covid-19 et quelques autres en quarantaine. Le capitaine avait frappé à quelques portes des alentours mais personne ne voulait accueillir les pestiférés pour qu’ils puissent regagner leur pays, la Grande-Bretagne, le plus rapidement possible et dans des conditions sécuritaires.Sûrement qu’un médecin à bord du bateau errant avait déjà entendu toutes sortes d’histoires à propos de Cuba. Vous savez comment ils sont les médecins, ils se partagent tous les secrets du métier. Or, cette île accueillante s’était taillé une solide réputation en matière d’aide internationale. Plus de 28 000 professionnels cubains de la santé sont à pied d’œuvre dans 34 pays, dont plusieurs ont rapporté des cas de patients atteints du nouveau coronavirus. Un médecin bien informé, quelle que soit sa nationalité, doit savoir que les médecins cubains se sont illustrés dans la lutte à l’Ébola, en Afrique occidentale, en 2014, ou lors du terrible tremblement de terre en Haïti, en 2010, pour ne mentionner que ces deux événements.Fort de ces témoignages, si nombreux qu’ils doivent bien renfermer quelque vérité indéniable, le médecin du bord a dû convaincre le capitaine de prendre contact avec les autorités cubaines pour voir si cette opération humanitaire pouvait avoir lieu en sol cubain, ce pays soi-disant voyou qui supporte un autre pays soi-disant voyou, le Venezuela, un autre que l’empire étatsunien a dans sa mire. Et le gouvernement cubain a accepté sans hésiter. Les Cubains, ce sont comme ces bons gars qui sont toujours prêts à donner un coup de main, à aider leur voisin dans le besoin, sans jamais calculer ce qu’il va leur en coûter. Il y en a peu mais ils sont vrais.Bien sûr, les plus grandes mesures de sécurité ont été mises en place. L’opération a duré plusieurs heures. J’imagine le casse-tête que cela représentait de déplacer par autobus tout ce monde, du port de Mariel, en banlieue de la Havane, jusqu’à l’aéroport José Marti de La Havane, sans nuire aux activités habituelles de l’aéroport international et sans mettre en péril la santé des autres passagers.
Entre-temps, l’Angleterre avait envoyé quatre gros porteurs — dont un avion-hôpital —, qui sont finalement partis les uns à la suite des autres, dans la soirée de mercredi à jeudi. Mission accomplie. Ils étaient nombreux les passagers du bateau errant à remercier Cuba en montant l’escalier menant aux aéronefs, posés sur la piste du terminal 5 de l’aéroport de La Havane. Peut-être auront-ils le goût de revenir, un jour, dans ce petit pays « bloqueado », qui, malgré toutes les difficultés et privations, a su faire preuve d’une générosité et d’une solidarité exemplaires ?
samedi 14 mars 2020
Cuba produit de l'interféron Alfa 2B, un médicament utilisé par la Chine pour traiter ses patients atteints de coronavirus et qui a suscité un intérêt d'achat dans une quinzaine de pays, ont rapporté vendredi des spécialistes médicaux de l'île.C'est un antiviral qui reconstitue les défenses humaines. "L'interféron est un produit thérapeutique, pas un vaccin", a déclaré Eduardo Martinez, président du groupe industriel public BioCubaFarma, niant les publications sur les réseaux sociaux qui affirment que le pays dispose d'un remède contre cette pandémie.Il a rappelé que, selon l'association pharmaceutique chinoise, "parmi les propositions (pour lutter contre le coronavirus), le premier produit à action antivirale qui est recommandé est l'interféron", parmi une trentaine d'options.Martínez a expliqué qu'en plus de Cuba, la drogue est également fabriquée par une entreprise commune en Chine, ce qui a facilité sa disponibilité pour le traitement. "C'est un médicament que nous avons toutes les capacités de fournir au système de santé national à Cuba et en Chine.Selon le directeur du Centre cubain de génie génétique et de biotechnologie (CIGB), Eulogio Pimentel, une quinzaine de pays sont intéressés par l'acquisition de ce produit en Amérique latine, en Europe, en Afrique et en Asie."Nous recevons des demandes d'un grand nombre de pays qui nous demandent des offres. Nous avons la capacité de l'approvisionner sans mettre en danger les quantités nécessaires pour le pays", a déclaré vendredi Eduardo Martinez, président du groupe pharmaceutique d'État BioCubaFarma, lors d'une conférence de presse.Nous avons un "inventaire d'interféron, de produit fini, pour les cas qui dans un horizon de trois à six mois pourraient apparaître à Cuba. Et en cours de réalisation, nous disposons d'un stock équivalent pour traiter toutes les personnes infectées qui se sont produites en Chine", a-t-il ajouté.Lors des épidémies d'autres coronavirus et du SRAS, les interférons ont été utilisés à des fins de prévention et de traitement, a expliqué la vice-présidente de la CIGB, Marta Ayala."Les interférons sont des molécules que l'organisme produit lui-même en réponse à des attaques virales. C'est une première défense naturelle du système immunitaire pour combattre l'entrée du virus et l'inhiber", a-t-elle expliqué.Mais le coronavirus, au lieu d'induire la production d'interférons, la diminue. "L'administration d'interféron de l'extérieur pourrait être une approche correcte au milieu de la gamme des traitements utilisés", a-t-il déclaré.Le médicament est administré par injection, mais en Chine, il a été appliqué par nébulisation "parce qu'il atteint rapidement les poumons et agit au stade précoce de l'infection", a déclaré M. Ayala.Produit depuis janvier de cette année à l'usine sino-cubaine ChangHeber dans la province chinoise de Jilin, l'interféron est l'un des produits phares de la biotechnologie cubaine et est également utilisé contre les infections virales causées par le VIH, le papillomavirus humain et les hépatites de types B et C.Quatre cas de coronavirus ont été signalés sur l'île jusqu'à présent. Le gouvernement est en train de produire un million de masques. Le tourisme est un moteur important de l'économie cubaine. Pour l'instant, le gouvernement n'a pas prévu de fermer ses frontières et a renforcé les contrôles à l'entrée.Source : portafolio.co
dimanche 1 mars 2020
Le monde fait face actuellement à un défi majeur : le Covid-19, communément appelé Coronavirus. L’épidémie est partie de la ville chinoise de Wuhan en décembre 2019, s'est répandu à d’autres villes de l’Empire du Milieu pour aujourd’hui, atteindre plus d’une soixantaine de pays des cinq continents. À ce jour, près de 90 000 personnes ont été touchées dont environ 3 000 morts. L’un des derniers pays à être touché par la maladie est la République Dominicaine, avec laquelle nous partageons l’île d’Haïti. En effet, les autorités dominicaines viennent d'annoncer un premier cas, un touriste de nationalité italienne de 62 ans.
Cette situation devrait conduire nos dirigeants politique à prendre des décisions importantes pour protéger notre population face à cette menace qui est à nos portes sachant qu’en tout état de cause, Haïti n’est pas prête à faire face au Covid-19 vu l’état désastreux de nos hôpitaux publics et privés. Haïti est donc un terrain propice pour la propagation d'une telle épidémie.
La priorité devrait être aujourd’hui la prévention c'est-à-dire tout mettre en œuvre pour empêcher l’entrée du virus dans notre pays en renforçant les contrôles aux frontières notamment avec la Dominicanie qui représente, pour l’instant, la plus grande menace pour nous en raison du mouvement important de population qui existe entre les deux pays ainsi que l’intensité des activités commerciales. Outre le fait que tous les individus, Haïtiens ou étrangers, venant d’un pays touchés par le Coronavirus devraient être contrôlés dans nos aéroports, le gouvernement devrait également prendre des mesures plus strictes pour protéger la population.
Chaque semaine ont lieu à plusieurs endroits de la frontière haïtiano-dominicaine des marchés dits binationaux dont celui de Ouanaminthe-Dajabón, dans le département du Nord-est. Ces rassemblements sont le point de rencontre d'une multitude de vendeurs et d’acheteurs Haïtiens et Dominicains. Face à la présence de l’épidémie chez nos voisins de l'Est et son caractère très contagieux, une décision de bon sens serait la fermeture temporaire de ces marchés. En effet, le risque de propagation augmente avec de tels rassemblements, ce qu’a compris la Suisse qui a interdit les rassemblements dépassant 1 000 personnes. La France, de son côté, vient d'interdire tout rassemblement de plus de 5 000 individus.
Quant à la frontière terrestre avec la Dominicanie, longue de 375 kilomètres, des mesures devraient être prises également. Le long de cette frontière, sont installés de points de passage officiels à Ouanaminthe, à Belladère, à Malpasse ou encore à Anse-à-Pitre. La ligne frontalière est aussi parsemée de plusieurs dizaines de points de passage non-officiels sur lesquels les gouvernements haïtien et dominicain ont peu de contrôle. Les douanes à la frontière devraient faire l'objet des mêmes mesures que les aéroports. Quant aux points de passage clandestins, il est plus difficile de les contrôler complètement. Néanmoins, il ne serait pas inutile d'intervenir sur ces points en envoyant des fonctionnaires de police patrouiller dans ces zones. Car, ce qui importe avant tout, c'est protéger nos compatriotes face à ce fléau qui serait terrible pour notre pays.
Cette situation devrait conduire nos dirigeants politique à prendre des décisions importantes pour protéger notre population face à cette menace qui est à nos portes sachant qu’en tout état de cause, Haïti n’est pas prête à faire face au Covid-19 vu l’état désastreux de nos hôpitaux publics et privés. Haïti est donc un terrain propice pour la propagation d'une telle épidémie.
La priorité devrait être aujourd’hui la prévention c'est-à-dire tout mettre en œuvre pour empêcher l’entrée du virus dans notre pays en renforçant les contrôles aux frontières notamment avec la Dominicanie qui représente, pour l’instant, la plus grande menace pour nous en raison du mouvement important de population qui existe entre les deux pays ainsi que l’intensité des activités commerciales. Outre le fait que tous les individus, Haïtiens ou étrangers, venant d’un pays touchés par le Coronavirus devraient être contrôlés dans nos aéroports, le gouvernement devrait également prendre des mesures plus strictes pour protéger la population.
Chaque semaine ont lieu à plusieurs endroits de la frontière haïtiano-dominicaine des marchés dits binationaux dont celui de Ouanaminthe-Dajabón, dans le département du Nord-est. Ces rassemblements sont le point de rencontre d'une multitude de vendeurs et d’acheteurs Haïtiens et Dominicains. Face à la présence de l’épidémie chez nos voisins de l'Est et son caractère très contagieux, une décision de bon sens serait la fermeture temporaire de ces marchés. En effet, le risque de propagation augmente avec de tels rassemblements, ce qu’a compris la Suisse qui a interdit les rassemblements dépassant 1 000 personnes. La France, de son côté, vient d'interdire tout rassemblement de plus de 5 000 individus.
Quant à la frontière terrestre avec la Dominicanie, longue de 375 kilomètres, des mesures devraient être prises également. Le long de cette frontière, sont installés de points de passage officiels à Ouanaminthe, à Belladère, à Malpasse ou encore à Anse-à-Pitre. La ligne frontalière est aussi parsemée de plusieurs dizaines de points de passage non-officiels sur lesquels les gouvernements haïtien et dominicain ont peu de contrôle. Les douanes à la frontière devraient faire l'objet des mêmes mesures que les aéroports. Quant aux points de passage clandestins, il est plus difficile de les contrôler complètement. Néanmoins, il ne serait pas inutile d'intervenir sur ces points en envoyant des fonctionnaires de police patrouiller dans ces zones. Car, ce qui importe avant tout, c'est protéger nos compatriotes face à ce fléau qui serait terrible pour notre pays.
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