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Vu l’article 35 de la Constitution ;

Vu le message du président de la République au comité permanent de l’Assemblée nationale en date du 12 Décembre 1941 ;

Vu l’autorisation accordée par le Comité permanent de l’Assemblée nationale au Chef du Pouvoir Exécutif de déclarer la guerre au Reich allemand ;

Considérant que l’étroite relation qui existe entre Haïti et les États-Unis de l’Amérique du Nord exige que la République d’Haïti pose notamment les actes nécessités par circonstances actuelles ;

Considérant que les relations pacifiques ne sont plus possibles entre la République d’Haïti et le Reich allemand qui a provoqué un état de guerre avec les États-Unis ;

Considérant que l’attitude de cet État totalitaire constitue une menace pour la paix durable du continent, il y a donc lieu pour la République d’Haïti de prendre position dans le conflit, en déclarant la guerre au Reich allemand.

DÉCRÈTE

Article 1er.- La République d’Haïti est en état de guerre avec le Reich allemand.

Article 2.- Le présent décret sera publié et exécuté à la diligence de tous les Secrétaires d’Etat, chacun en ce qui le concerne.

Fait au Palais National, le 12 Décembre 1941, an 138ème de l’Indépendance.

Par le Président.

Le Secrétaire d’État des Relations Extérieures et des Cultes ;

Le Secrétaire d’Etat de l’Intérieur et de la Justice ;

Le Secrétaire d’Etat des Travaux Publics ;

Le Secrétaire d’Etat de l’Instruction publique, de l’Agriculture et du Travail.



Source : Journal Le Nouvelliste du 12 Décembre 1941







Discours du président d’Haïti, François Denys Légitime, au Peuple et à l’Armée à l'occasion du 85ème anniversaire de l’Indépendance nationale

La célébration de l’anniversaire de notre glorieuse Indépendance ne devrait jamais avoir lieu qu’avec un sentiment général d’enthousiasme et d’allégresse.

Peut-on se reporter, par la pensée, à ce jour mémorable du premier Janvier 1804, sans sentir vibrer en soi la fibre puissante de l’amour du pays et des nobles attaches de la reconnaissance ?

L’Haïtien, quoi qu’on en dise, n’est pas, de nos jours, devenu si indifférent et si dénaturé, au point de rire et de ne plus tenir compte du souvenir du fait le plus extraordinaire accompli au seuil du dix-neuvième siècle, de cet acte sublime et héroïque, affirmant l’ère nouvelle et véritable de la liberté pour des hommes rendus injustement esclaves, et imposant le principe généreux de la réhabilitation pour toute une race calomniée et trop longtemps assujettie aux brutales et cupides passions d’une portion de l’humanité…

Non, ce sentiment d’un stupide aveuglement et de dégénérescence anticipée ne peut point trouver de place dans le cœur de l’Haïtien.

L’Haïtien d’aujourd’hui, par suite de la triste influence des troubles politiques qui  ont agité le pays, entretenu la discorde et semé partout la division et la haine, est devenu simplement timide, défiant, enclin à l’isolement et à toutes les mauvaises inspirations de l’égoïsme et du découragement. En ajoutant à tout cela, même en temps de calme, l’exercice continuel et brutal de l’intervention militaire, au lieu de l’application rassurante et rationnelle du régime légal de l’autorité civile, on comprendra facilement que, dans un tel milieu, chacun se croit intéressé à déguiser ses vrais sentiments, à étouffer les élans généreux de son cœur, à rapetisser les qualités et les ressources de son esprit, afin de s’épargner le désagrément d’être mal compris ou de se voir appliquer tous les désastreux effets d’une  interprétation intéressée ou outrée de ses opinions ou de ses convictions personnelles.

Avec l’ère actuelle où un gouvernement loyal et progressiste s’annonce si heureusement, l’heure a sonné en faveur de tous pour la reprise de leurs droits et l’exercice obligé de leurs devoirs.

Plus de haines, plus de rancunes ! Immolons sur l’autel de la Patrie tous nos anciens sujets de division, toutes nos haines issues des méandres tortueux de la politique !

Écoutons plutôt la voix solennelle, patriotique  et vraie du Chef de l’État ! 

Après avoir félicité le peuple de se réunir, eu ce jour solennel, pour remercier Dieu de ses faveurs et honorer la mémoire des illustres Fondateurs de notre nationalité, il nous demande d’avoir, enfin, la foi de nos Pères, parce que nous croyons tous, qui que nous soyons, au salut du pays. Plus de prépondérance de classe, ne voyons plus que de la prépondérance des principes et des vertus, l’exemple de respect et d’obéissance dus aux lois.

Consolante et noble déclaration qui, définitivement mise en pratique, rallumera le feu du patriotisme, en faisant revivre, chez nous, l’ardeur, le zèle et le noble dévouement aux intérêts de la Patrie, comme on les constatait dans les premiers temps de notre organisation sociale.

Et pour l’armée, nos braves soldats, si peu protégés et honorés jusqu’ici, le Chef de l’État entend relever le prestige du drapeau, raviver la vieille gloire de chaque légion, en lui rappelant sans cesse une date heureuse de victoire, un nom illustre sorti de ses rangs.

Cette proclamation du Chef, comme chacun l’a remarqué, a un caractère tout nouveau et nous propose d’avoir, pour devise : « Le Progrès par le travail ».

Que la Providence nous redonne l’Unité nationale, sans nouveaux sacrifices pénibles, et que la Nation, enfin désabusée, revenue au vrai sentiment de l’amour patriotique, et s’applaudisse d’avoir des Gouvernants réellement anxieux de travailler au relèvement de la chose publique.

Publié dans l’hebdomadaire Le Plaidoyer national le samedi 5 janvier 1889




En 1963, l'Armée dominicaine avec l'appui des États-Unis chassent le président Juan Bosch pourtant élu démocratiquement. Les Américains le soupçonnent d’être communiste et proche de Cuba de Fidel Castro. Deux ans après, en 1965, pour éviter qu'il revienne au pouvoir, les Américains envoient des milliers d'hommes sur place et restent dans le pays jusqu'en 1966. Entre-temps, des partisans de Juan Bosch prennent les armes contre l'envahisseur. Ils ont été épaulés par plusieurs haïtiens dont le poète Jacques Viau Renaud qui a été tué par un mortier. 

Le poète Jacques Viau Renaud est né en Haïti en 1941. A l'âge de 7 ans, il part pour Santo Domingo avec son père, où il se lie d'amitié avec des poètes et des artistes de la génération des années soixante. Il combat aux côtés des constitutionnalistes contre l'occupation américaine de 1965. Son père, Alfred Viau, était un avocat de renom qui, en raison de ses opinions politiques et du climat de troubles en Haïti, a dû s'exiler en République Dominicaine en 1948.

Jacques Viau Renaud
Dans la Ciudad Trujillo (Santo Domingo) d'alors, il a travaillé comme professeur de français. Dès son plus jeune âge, Viau Renaud s'intéressait à la littérature. Après la fin de l'Ère Trujillo en 1961, il a fait de l'enseignement et rejoint les mouvements culturels de cette période. Il a participé activement à la vie littéraire dominicaine du début des années soixante, rejoignant des groupes tels que "art et libération" du peintre Silvano Lora.

Alors qu'il luttait pour la liberté et la souveraineté de la République Dominicaine, il a été frappé par un mortier et est mort une semaine plus tard. Le 21 juin, jour de son enterrement, le président constitutionnaliste Francisco Caamaño a publié le décret no 55 qui lui a accordé la nationalité dominicaine à titre posthume, officialisant l'adoption de Jacques comme l'un des nôtres. Ainsi, émerge un héros national, symbole de fraternité et de solidarité entre Haïti et la République Dominicaine, symbole qui nous oblige à penser l'île comme deux nations sœurs. Et c'est qu'à l'âge de 23 ans, Jacques Viau Renaud a eu la détermination et le courage de défier la mort en luttant pour le sort de l'île dans le glorieux exploit d'avril 1965.

Cela représente le fait historique et littéraire le plus étonnant de l'histoire récente des deux nations, un fait qui n'a pas été reconnu dans sa juste dimension ni suffisamment débattu par les historiens, les éducateurs et les lettrés des deux nations. Jacques Viau Renaud n'était pas seulement un héros national, mais sa poésie, qu'il a écrite en espagnol, a une énorme signification littéraire, tant pour l'Île que pour l'Amérique latine et le monde.

Sa poésie rend hommage au Grand Walt Whitman, le leader Afro-Américain des droits civiques Medgar Evers, et à tous les peuples opprimés du monde. Il a été publié dans des anthologies et des revues littéraires qui reconnaissent sa vision et a été traduit en anglais et en français, étant accueilli avec ferveur par ceux qui aspirent à un message d'amour, de solidarité et d'humanité.

Malheureusement, sa poésie et sa contribution à la lutte pour la démocratie et la souveraineté nationale n'ont pas été correctement reconnu par les autorités dominicaines. Sa mémoire ne figure pas dans les programmes culturels ou dans un projet de nation progressiste. C'est parce que la politique culturelle de l'état dominicaine a favorisé des attitudes conservatrices dans ses relations avec Haïti.

Le décret de naturalisation posthume de Jacques Viau Renaud

 
Eduardo Hughes Galeano


Article écrit par Eduardo Galeano en 1996, journaliste et écrivain uruguayen, est l'une des personnalités les plus en vue de la littérature latino-américaine. Ses livres ont été traduits en plusieurs langues. Ses œuvres les plus connues sont Memoria del fuego (1986) et Las venas abiertas de América Latina (1971).

La démocratie haïtienne est née il y a peu de temps. Au cours de sa brève vie, cette créature affamée et malade n'a reçu que des gifles. Elle est née récemment au cours des fêtes de fin d'années de 1991, quand elle a été assassinée par le coup-d'état du général Raoul Cédras. Trois ans plus tard, il a été ressuscité. Après avoir fait entrer et sortir tant de dictateurs militaires, les États-Unis ont fait déposé et remis au pouvoir le président Jean-Bertrand Aristide, qui avait été le premier dirigeant  élu par le vote populaire dans l'histoire d'Haïti et qui avait eu la folie de vouloir un pays moins injuste.

Le vote et le veto

Pour effacer les traces de la participation américaine à la dictature du carnassier général Cédras, les Marines ont pris 160 mille pages des archives secrètes. Aristide est revenu enchaîné. Ils lui ont donné la permission de regagner le Palais national, mais ils l'ont interdit le pouvoir. Son successeur, René Préval, a remporté près de 90 pour cent des voix, a moins de pouvoir qu'un fonctionnaire de quatrième catégorie du Fonds monétaire international ou de la Banque mondiale, même s'il n'a reçu un seul vote du peuple haïtien.

Le veto est plus fort que le vote. Veto des réformes : chaque fois que Préval ou l'un de ses ministres, demande des crédits internationaux pour donner du pain aux affamés, l'école aux analphabètes ou des terres aux paysans, il ne reçoit aucune réponse, ou des réponses lui ordonnant :
- Réciter la leçon. Et alors que le gouvernement haïtien continue d'apprendre qu'il est nécessaire de démanteler les quelques services publics qui subsistent, le dernier parasol pour l'un des peuples les plus démunis du monde, les enseignants tiennent l'examen pour acquis.

L'alibi démographique

À la fin de l'année dernière, quatre députés allemands se sont rendus en Haïti. En arrivant, la misère du village leur frappa les yeux. Alors, l'ambassadeur allemand leur a expliqué, à Port-au-Prince, quel était le problème:
"C'est un pays surpeuplé," dit-il. La femme haïtienne veut toujours, et l'homme haïtien peut toujours.

Et il se mit à rire. Les députés se taisent. Cette nuit-là, l'un d'eux, Winfried Wolf, a consulté les chiffres. Et il a constaté qu'Haïti est, avec El Salvador, le pays le plus surpeuplé des Amériques, mais il est autant surpeuplé que l'Allemagne: il a presque le même nombre d'habitants par kilomètre carré.

Durant leur séjour en Haïti, le député Wolf a été non seulement frappé par la misère mais il a également été ébloui par les compétences de beauté des peintres populaires. Et il a conclu qu'Haïti est surpeuplé ... d'artistes.

En fait, l'alibi démographique est plus ou moins récent. Jusqu'à il y a quelques années, les puissances occidentales parlaient plus clairement.

La tradition raciste

Les États-Unis ont envahi Haïti en 1915 et ont gouverné le pays jusqu'en 1934. Ils se sont retirés après avoir atteint leurs deux objectifs: la collecte des dettes de la Citibank et l'abrogation de l'article constitutionnel interdisant la vente de terres aux étrangers. À ce moment-là, Robert Lansing, Secrétaire d'État américain, a justifié la longue et féroce occupation militaire en expliquant que la race noire est incapable de se gouverner elle-même, qu'elle a “une tendance inhérente à la vie sauvage et une incapacité physique de civilisation.” L'un des responsables de L'invasion, William Philips, avait bien avant lancé l'idée astucieuse: "c'est un peuple inférieur, incapable de préserver la civilisation laissée par les Français".

Haïti avait été la perle de la couronne, la colonie la plus riche de France: une grande plantation sucrière, avec le travail esclave. Dans L'esprit des lois, Montesquieu l'avait expliqué sans langue de bois: “le sucre serait trop cher si les esclaves ne travaillaient pas dans sa production. Ces esclaves sont noirs des pieds à la tête et leur nez est tellement écrasé qu'il est presque impossible de les plaindre. Il est impensable que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout si une bonne âme, dans un corps entièrement noir”.

Au lieu de cela, Dieu avait mis un fouet dans la main du maître. Les esclaves ne se distinguaient pas par leur volonté de travailler. Les noirs étaient esclaves par nature et vagabonds aussi par nature, et la nature, complice de l'ordre social, était l'œuvre de Dieu : l'esclave devait servir le maître et le maître devait punir l'esclave, qui ne manifestait pas d'enthousiasme pour accomplir le plan divin.


 

Karl von Linneo, contemporain de Montesquieu, avait dépeint l'homme noir avec une précision scientifique : "un vagabond, un paresseux, un négligent, un indolent ayant des coutumes dissolues." Plus généreusement, un autre contemporain, David Hume, avait constaté que le noir "peut développer certaines capacités humaines, comme le perroquet qui parle quelques mots."

Humiliation impardonnable

En 1803, le peuple noir d'Haïti a écrasé les troupes de Napoléon Bonaparte, et l'Europe n'a jamais pardonné cette humiliation infligée à la race blanche. Haïti a été le premier pays libre des Amériques. Les États-Unis avaient auparavant accédé à l'indépendance, mais avaient un demi-million d'esclaves travaillant dans des plantations de coton et de tabac. Jefferson, qui était propriétaire d'esclaves disait que tous les hommes sont égaux, mais il disait également que les noirs ont été, sont et seront inférieurs.

Le drapeau des libres s'élevait au-dessus des ruines. La terre haïtienne a été dévastée par la monoculture du sucre et rasée par les calamités de la guerre contre la France, et un tiers de la population est tombé au combat. Alors que le blocus a commencé. La nation nouveau-née était vouée à la solitude. Personne ne commerçait avec elle, personne ne la reconnaissait.

Le crime de dignité

Même Simon Bolivar, qui était si courageux, n'a pas eu le courage de signer la reconnaissance diplomatique du pays noir. Bolivar avait pu relancer sa lutte pour l'Indépendance latino-américaine, alors que l'Espagne l'avait déjà vaincu, grâce au soutien d'Haïti. Le gouvernement haïtien lui avait donné sept navires et beaucoup d'armes et de soldats, à la seule condition que Bolívar libère les esclaves, une idée que le Libérateur ne lui passait pas par la tete. Bolivar a rempli cet engagement, mais après sa victoire, alors qu'il dirigeait déjà la Grande Colombie, il a tourné le dos au pays qui l'avait sauvé. Et quand il convoquait les nations américaines à la réunion de Panama, il n'a pas invité Haïti mais a invité l'Angleterre.

Les États-Unis n'ont reconnu Haïti que soixante ans après la fin de la guerre d'indépendance, tandis qu'Étienne Serres, un génie français de l'anatomie, a découvert à Paris que les noirs sont primitifs car ils ont une courte distance entre le nombril et le pénis. À cette époque, Haïti était déjà aux mains de dictatures militaires massacrantes, qui utilisaient les peu de ressources ressources du pays pour rembourser la dette française: l'Europe avait imposé à Haïti l'obligation de verser à la France une compensation gigantesque, en guise de pardon pour avoir commis le crime de la dignité.

L'histoire du harcèlement contre Haïti, qui a aujourd'hui des dimensions de tragédie, est aussi une histoire de racisme dans la civilisation occidentale.

Source : Cubadebate
Traduction de l'espagnol: Haitianaute




Au quartier Général,
Habitation de Frère,
Plaine du Cul de Sac
23 Juin 1803


Jean Jacques Dessalines, Général en chef de l’Armée de Saint-Domingue
à
Monsieur le président des Etats-Unis d'Amérique


Monsieur Le Président,

La Goélette des États-Unis (La Fédérale, Capitaine Neheniah Barr) forcée d’entrer dans le port du Petit Goâve par nos chaloupes en croisière, m’offre l’honneur de vous instruire des événements survenus dans notre malheureuse isle depuis l’arrivée des Français et de la révolution qu’y a occasionné la tirannie de leur gouvernement oppresseur.

Lassé de payer par l’effusion de tout notre sang le prix de notre aveugle fidélité à une métropole qui égorge ses enfans, le peuple de Saint Domingue, à l’exemple des nations les plus sages, a secoué le joug de la tirannie et juré l’expulsion de ses bourreaux.

Déjà nos campagnes sont purgées de leur aspect; quelques villes leur restent encore, mais n’offrent plus rien à leur avide rapacité.

Le commerce avec les États-Unis, Monsieur le Président, présente aux immenses récoltes que nous avons en dépôt et à celles plus riantes encore qui se préparent cette année, un débouché que nous réclamons des armateurs de votre Nation. Ses anciennes Relations avec St. Domingue ont du la convaincre de la loyauté et de la bonne foi avec lesquelles ses bâtimens seront accueillis dans nos ports.

Le retour de la goélette la Fédérale lui prouvera nos dispositions actuelles.

Agréez, Monsieur Le Président, être persuadé de l’empressement que je mettrai à contribuer de toute l’autorité qui m’est confiée à la sûreté des bâtimens des Etats-Unis et à l’avantage qu’ils retireront de nos échanges.


Agréez, Monsieur Le Président, l’expression de la plus haute considération pour Votre personne.

Dessalines



Translation


Headquarters, Frère plantation,
Cul-de-Sac plain
23 June 1803


Mister President,


The American schooner The Federal, under Captain Nehemiah Barr, forced by our patrol boats to enter the port of Petit-Goâve, provides me the honor of informing you of the events that have occurred on our unfortunate island since the arrival of the French and the revolution caused in France by the tyranny of their oppressive government.

The people of Saint-Domingue, tired of paying with our blood the price of our blind allegiance to a mother country that cuts her children’s throats, and following the example of the wisest nations, have thrown off the yoke of tyranny and sworn to expel the torturers.

Our countryside is already purged of their sight. A few cities are still under their domination but have nothing further to offer to their avid rapacity.

Commerce with the United States, Mister President, offers a market for the huge harvests we have in storage and the even more abundant ones that are now growing. Your country’s shippers are calling for it. Your nation’s long-standing relations with Saint-Domingue are evidence of the loyalty and good faith that await your ships in our ports.

The return of the schooner The Federal will prove to your country our current disposition.

Please be sure, Mister President, of the eagerness with which I will exert all my authority for the safety of the United States’ ships and the benefits they will reap from trading with us.

Accept, Mister President, the expression of my highest consideration.


Dessalines






Source : American National Archives
Lettre de remerciement et de gratitude du baron de Dessalines, fils du Père de la Patrie, Jean-Jacques Dessalines, à l'Empereur d'Haïti, Faustin 1er. Cette missive est publiée dans le numéro du journal Le Moniteur haïtien, paru en janvier 1854.
                                                        
À Sa Majesté l’Empereur,

Sire,
Votre subordonné et très fidèle sujet vient aux pieds de votre auguste Majesté renouveler tous les souhaits qu’il invoque toujours à l’Être suprême pour votre bonheur et pour celui de votre grande famille :
La prolongation de vos jours, qui sont pour nous aussi précieux que le soleil qui nous éclaire, et une parfaite santé.
Qu’il daigne, le très haut, bénir toute votre tendre sollicitude. C’est sous votre règne que le peuple haïtien a vu la mémoire de Dessalines vénérée. Cet exemple, Sire, que vous montrez est une alliance de bonté et de fraternité que vous manifestez à ses enfants. Je saisis cette occasion pour déposer aux pieds de votre auguste Majesté ma reconnaissance, mes respects et mon amour pour vous.
Grand monarque, permettez que votre sujet vous dise, que jusque dans la tombe sa reconnaissance vous sera éternelle.

                               Votre subordonné.
                               
                               DESSALINES



Décret

FAUSTIN 1er. Empereur d’Haïti, à tous présents et à venir, SALUT :

Vu l’article 63 de la Constitution ;
Avons décrété et décrétons ce qui suit :
Art. 1er. Sont nommés sénateurs de l’Empire, en remplacement des sénateurs Léveillé et F. de Sévère :
Messieurs,
1o Eyssalenne, directeur du Conseil des notables de la Croix-des-Bouquets.
2o Mirtil de Latortue, chevalier de l’ordre impérial et militaire de St. Faustin, chevalier de l’ordre impérial de la Légion d’Honneur, etc., etc.
Art. 2. Le ministre de l’intérieur fera exécuter le présent.
Donné en notre Palais impérial du Port-au-Prince, le 24 décembre 1853, an 50e de l’indépendance et de notre règne le 5e.

FAUSTIN
Par l’Empereur :

Le duc de la Bande-du-Nord, ministre de l’intérieur et de l’agriculture
D’HYPPOLITE

Empereur Faustin 1er

Haïtiens, 

Le 1er Janvier 1854 est le 51e anniversaire de l’indépendance d’Haïti.

Ce jour nous réunit ici tous les ans pour solenniser notre glorieuse émancipation.
Il y a un demi-siècle déjà depuis cet évènement à jamais mémorable. Haïti a constamment maintenu son rang parmi les nations civilisées, en consolidant de plus en plus l’œuvre des fondateurs de sa liberté.

Quand elle luttait si héroïquement pour conquérir cette liberté, elle poursuivait le triomphe de la plus sainte des causes. Depuis lors elle a toujours vécu en paix avec le monde entier.

Réjouissons-nous du bonheur d’être une nation libre et indépendante.

Bénissons le jour et la date de cet heureux évènement, honorons la mémoire des guerriers, fondateurs de la patrie, et allons au pied des autels de Dieu le louer et le remercier de ses bienfaits, et lui demander de continuer sa suprème protection.

Vive l’Indépendance !
Vive la Liberté !
Vive l’Union !
Vive la Constitution !
S.M. FAUSTIN Ier

Ce discours fut accueilli par les vives acclamations, au milieu des cris de vives l’Indépendance, vive l’Empereur, et des détonations de 21 coups de canon de l’artillerie impériale.



Le Moniteur haïtien du 24 janvier 1846

Les officiers supérieurs de tout rang et de tout grade, les officiers-généraux, les corps judiciaire et administratif se sont rendus au palais national du Cap-Haïtien, ce jourd’hui 1er. Janvier 1846, à huit heures précises du matin : la marche étant ouverte, le président d’Haïti ayant à ses cotés les ministres et précédé du conseil d’état , s’est transporté dans l’ordre établi, au Champ-de-Mars où étaient réunies les troupes de la garnison, à l’effet de renouveler le salaire de nos pères qui, à pareil jour, jurèrent de vivre libres, indépendans, ou de mourir, plutôt que de se soumettre à la domination de n’importe quelle puissance étrangère.

Montant sur l’autel de la patrie avec les principaux membres de son cortège, le chef de l’Etat invite le ministre de la guerre, de la marine et des relations extérieures d’haranguer l’armée et de l’entretenir sur l’objet de cette réunion annuelle. Le ministre, prenant la parole, retrace aux troupes et aux citoyens, dans un discours improvisé et approprié à la circonstance, les efforts que firent les héros de l’indépendance pour nous léguer une patrie et l’obligation que nous prescrit l’honneur de conserver intacts et cet héritage et l’intégrité du territoire.

Immédiatement après ce discours, le chef de l’Etat s’adresse à l’armée et lui annonce l’ouverture prochaine de la campagne contre les insurgés de la partie de l’Est, les militaires, ivres d’enthousiasme, accompagnent leur serment de défendre la cause sainte de l’indivisibilité du territoire, des cris cent fois répétés de vive la liberté ! vive l’indépendance ! vive le président d’Haïti ! et qui furent couverts de plusieurs salves d’artillerie.

Le président d’Haïti s’est rendu, du Champ-de-Mars au temple du Seigneur, où un Te-Deum a été chanté avec pompe, et où aussi le ministre du culte a prononcé, à cette occasion, un sermon qui a édifié toute l’assemblée : la cérémonie ainsi terminée, le cortège est retourné au palais national dans le même ordre qu’il avait suivi en sortant.

Le reste de la journée s’est écoulé dans une parfaite tranquillité ; le peuple content, s’est livré avec décence à la joie excessive qu’inspire le souvenir d’un jour si mémorable et qui fait époque dans nos annales politiques.

Clos les jours, mois et au que dessus.

B. JN.-SIMON

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