01/01/2024
Communiqué de presse
Le 1er janvier, la République d'Haïti célèbre le 220e anniversaire de l'indépendance du pays.
En 1804, Haïti est devenu le premier État de la région de l’Amérique latine et des Caraïbes à se libérer de l’oppression coloniale et à entamer sa voie souveraine de développement (1804). Elle s'est avérée difficile et associée à une longue histoire d'ingérence extérieure destructrice dans les affaires intérieures de ce pays, allant jusqu'à des interventions directes. De 1915 à 1934, Haïti était sous occupation militaire américaine. Malheureusement, bon nombre des problèmes auxquels le pays est confronté aujourd’hui, notamment la situation criminelle difficile, sont alimentés de l’extérieur. La Russie condamne fermement le recours aux pratiques néocoloniales, dont Haïti est devenu à plusieurs reprises la cible.
Les relations russo-haïtiennes étaient toujours construites sur les traditions d'amitié et de solidarité, sur la base de l'égalité et de la prise en compte des intérêts mutuels. Nous partageons notre attachement aux principes du droit international inscrits dans la Charte des Nations unies, notamment le respect de la souveraineté et la non-ingérence dans les affaires intérieures. Nous sommes prêts à approfondir davantage le dialogue politique et à nouer des liens dans les domaines commercial, économique, scientifique, technique, sociale et autres. Les étudiants haïtiens font leurs études dans les universités russes aux frais du budget fédéral et nous sommes certains qu'ils apporteront une contribution importante au développement de leur pays.
Nous félicitons sincèrement le peuple haïtien à l'occasion de son anniversaire, nous lui souhaitons paix, prospérité et succès pour surmonter les difficultés internes.
La République d’Haïti fête ce 1er janvier 2024 une nouvelle année d’existence. La Liberté fête donc ses 220 ans sur le Globe ! 2023 disparaît. Fort heureusement, d’ailleurs ! Car, c’était encore une fois une année difficile pour le peuple haïtien. Sans doute, l’une des plus difficiles qu’aura connue notre peuple jusque-là. En effet, elle était marquée notamment par la poursuite de la disparition progressive, mais rapide de l’État haïtien, les activités terroristes des gangs armés contre les citoyens de la capitale et de nos régions, le départ de plusieurs centaines de milliers d’Haïtiens vers d’autres cieux plus cléments, les luttes politiques fratricides, la corruption généralisée. En somme, la descente aux enfers de notre Patrie, sa chute continue vers les profondeurs de l’abîme.
Face à ce bilan tragique, nous ne pouvons que
souhaiter une nouvelle année radicalement différente de 2023, tout en sachant que cette
différence n’est qu’un vœu pieux, si ceux qui prétendent mener la barque de la
Patrie de Jean-Jacques Dessalines continue à se satisfaire de ce statu quo morbide, et
plus globalement, si « l’élite » anti-nationale ne se rectifie pas et
continue à se comporter en « touriste » sur le territoire national et
si chaque fils et fille de ce bout d’île ne sort pas de sa torpeur.
Haïtiens, nous n’avons pas de pays de rechange. Nous n’avons
qu’Haïti. En terre étrangère, nous serons toujours étrangers ou perçus comme
tel en dépit de nos accomplissements et des honneurs que nous pourrons glaner. La seule Gloire qui vaille, c’est la Gloire de notre Patrie ! Le déshonneur de
notre Patrie, c’est notre déshonneur ! Sa salissure, c’est la nôtre également !
Travaillons à la hisser à la hauteur des rêves de grandeur du Héroe Máximo de notre Indépendance, à la hauteur de l'Empire dessalinien ! Travaillons au salut de la République, héritière de son Empire
africain des Caraïbes !
Nous vous souhaitons à tous une bonne année 2024 et surtout
une année de combat pour extirper notre Quisqueya de la géhenne !
Louinel Estimable
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Nota : Cette copie de l'acte de l'indépendance a été rédigée par Jean Baptiste Longpré, français résidant en Haïti au moment de l'indépendance. Il a dû quitter le pays très rapidement pour s'établir à la Nouvelle-Orléans après le triomphe de la Révolution haïtienne.
Source : Duke repository
Le 18 novembre 1803, Jean Jacques Dessalines mène la plus grande révolution ethnico-raciale et sociale de l'histoire du monde : une révolution antiraciste, anti-discrimination et anti-ségrégation. Ce grand stratège militaire haïtien a incendié sa propre maison et a ordonné aux autres généraux de faire de même. Ce fait est entré dans les annales de l’histoire militaire et de la guerre et a été appelé « stratégie de la terre brûlée ». Elle consiste à attirer l’ennemi sur son territoire, à le priver de ressources et finalement à l’encercler. Cette stratégie réussit à faire capituler la plus grande armée d’Europe et donna naissance à la première République noire, créée de toute pièce par des personnes racisées, en janvier 1804.
Le propre gendre de Napoléon, le général Leclerc, décédé sur l'Île lors de sa dernière tentative de reconquête de l'Île contrôlée par Dessalines, lui écrivit une lettre disant : « Nous, les soldats français, étions devant eux comme des écoliers. »
Lors de l'événement, les spécialistes de la révolution haïtienne ont également souligné l'intelligence diplomatique de Jean Jacques Dessalines. L'histoire rappelle que Napoléon envoya une légion de Polonais à Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti) pour vaincre les insurgés noirs. Certains historiens soutiennent que Napoléon aurait pactisé avec les dirigeants polonais dans le cadre de leurs luttes communes contre la Russie des tsars. En récompense de sa participation à la guerre, le monarque dut réhabiliter la nation polonaise affaiblie. En juin 1802, quelque 2 270 soldats polonais arrivèrent au Cap-Français (aujourd'hui Cap-Haïtien), alors capitale coloniale de Saint-Domingue, tandis qu'en septembre de la même année, 2 500 autres arrivèrent à Port-Républicain (aujourd'hui Port-au-Prince). Des Allemands et des Suisses se sont également retrouvés dans cette dernière. Paradoxalement, Dessalines a tous convaincu de lutter contre la France sur l'île. Dans une lettre déclassifiée du général polonais Ludwik Mateusz Dembowski, promu commandant par Rochambeau, général des armées françaises, il écrit : « J'ai eu l'occasion de rencontrer le chef des insurgés [Dessalines], étant retenu en otage depuis 24 heures. Malgré la grande sauvagerie qu'ils exprimaient généralement, ils m'ont accueilli, et malgré la grande ignorance qu'on suppose en eux, ils raisonnent à leur manière et avec justice ».
Luiz Mott, très célèbre historien, a publié une historiographie décrivant l'appréciation et l'admiration exprimées à travers divers types de manifestations en l’honneur de l'empereur haïtien Jean Jacques Dessalines dans les rues et les Quilombos (lieux de résistance des afro-descendants), surtout à Rio de Janeiro. Certains historiens affirment que « des esclaves de Rio furent arrêtés en 1805 pour avoir porté des médailles à l'effigie de Dessalines », d’autres contre-affirment qu'il s'agissait de « chèvres et milices créoles et non d'esclaves ».
Dessalines a inspiré Francisco Miranda en 1806, ainsi que d'autres dirigeants latino-américains et esclaves. Le chercheur Gabriel Di Meglo a relaté un événement très intéressant sur l'influence de la stratégie de libération de Jean Jacques Dessalines en Argentine également. Il raconte qu'en 1812, dans la province de Cuyo, des insurgés esclaves organisèrent une rébellion afin d'obtenir le dénommé “document de la liberté. Bernardo - réduit en esclavage par Francisco Aragón - était l'un des dirigeants qui co-dirigeaient le réseau des révoltés avec le Noir libre, Joaquín Fretes. Bernardo a déclaré, selon plusieurs témoins « qu'il fallait faire dans cette ville ce que [Jean Jacques Dessalines et] les Noirs des îles Saint-Domingue ont fait, tuer les blancs pour devenir libres ». Ils avaient développé d'importantes activités clandestines pour gagner des adeptes. Un ami de Bernardo déclara : "ils allaient incendier tous les riches colons, prendre leur argent et leurs chevaux".
En 1812, il inspira également le révolutionnaire cubain José Antonio Aponte. La même année, lors de la campagne de Russie mettant aux prises les Armées impériales de l'Empire russe et celles de Napoléon Bonaparte, Mikhaïl Koutouzov, général en chef de l’Armée tsariste de l’Empire russe, adopta également la « stratégie de la Terre brûlée ». Évitant jusqu'au bout l'affrontement, Koutouzov parvient à faire approcher 200 000 hommes de la Grande Armée de la ville de Moscou. Il incendia, ensuite, la ville sur ordre du gouverneur Rostopchine, privant d'abri les 200 000 hommes de la Grande Armée française pendant l'hiver. Le 18 octobre, en plein hiver russe, Napoléon était contraint de capituler.
Certains divulgateurs historiques racontent que l’Union soviétique (URSS) aurait même vaincu les nazis avec le même piège dessalinien au cours de l’hiver 1842 : la stratégie de la « Terre brûlée » avec évidemment quelques modernisations de la technique. Même un général vietnamien, Võ Nguyên Giáp, raconte en 1970 qu'il s'était inspiré de la stratégie militaire de Dessalines et que, grâce à cette dernière, ils avaient vaincu à la fois les États-Unis et la France.
"L'une des plus grandes folies que j'ai faites a été d'envoyer cette armée à Saint-Domingue (Haïti)", a regretté Bonaparte, selon son propre médecin britannique, Barry Edward O'Meara, dans son livre "Une voix de Sainte-Hélène".
Malgré le fait que Dessalines ait mis son intelligence et sa
stratégie au service de l'humanité toute entière, que ses tactiques militaires
font l'objet d'études dans de nombreux espaces académiques et militaires, il continue néanmoins de faire face à des considérations ignominieuses, aux mensonges, aux diffamations et
aux attaques du système éducatif et journalistique colonial, après la révolution, notamment par des ex-colons comme Mazères - qui défendait publiquement
l’infériorité des Noirs - pendant que Dubocra (Jean Louis) - qui décrivait et
caricaturait le libérateur des Noirs avec la tête d’une femme blanche afin
d’inciter la haine et le dégoût à l'égard des Haïtiens. Le plan de ces derniers,
entre autres, jusqu'à aujourd'hui, continue à être faire son petit chemin en raison de
l'infiltration du racisme au sein du système et des structures de notre société
traumatisée et néo-colonisée.
Par : Jackson JEAN, journaliste
2. Christophe (noir)
3. Pétion (mulâtre)
4. Clervaux (mulâtre)
5. Geffrard (mulâtre)
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29. Macajoux (mulâtre)
30. Dupuy (mulâtre)
31. Carbonne (mulâtre)
32. Diaquoi aîné (noir)
33. Raphaël Malet (blanc)
34. Derenoncourt (mulâtre)
35. Louis Boisrond-Tonnerre
[1] Raphaël Malet est néanmoins indiqué par Dantès Bellegarde comme étant « mulâtre ».
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